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Articles récents

« Bohemian Rhapsody » de Bryan Singer : Les débordements du Biopic

Malgré les nombreux travers du biopic dans lesquels s'engouffre « Bohemian Rhapsody », le film de Bryan Singer, par éclats, se montre fidèle à l'esprit du mini opéra pop-rock créé par Queen : le chant de ceux qui débordent.

« Faces » de John Cassavetes : Rire désespéré

Du rire et du désespoir dans « Faces » de John Cassavetes : analyse d'une séquence au cours de laquelle Jeannie essaye de suspendre, par le dialogue, les automatismes sociaux de Richard.

« Godzilla » : du Sublime à la Fossilisation des Souvenirs

Comment la nouvelle saga "Godzilla" développe-t-elle une conception singulière du sublime et des processus intimes de fossilisation – des deuils et des catastrophes ?

« Parasite » de Bong Joon-ho : Charge de la farce, Décharge de la grâce

Avec « Parasite », Bong Joon-ho expose la nature délirante des rapports sociaux dans une somptueuse et joyeuse fête carnavalesque.

« Sibyl » de Justine Triet : La Machine de Déception Hystérique

Analyse du film « Sibyl » de Justine Triet au départ de l'hystérie, cette machine qui tourne à vide, dépolitise tout et laisse la tristesse durer toujours.

« Ray & Liz » de Richard Billingham : La Maison du bonheur

Étranger à tout misérabilisme, au naturalisme plus contrarié que contrariant, Ray & Liz de Richard Billingham relève à travers le temps quelques affects et souvenirs passés par une banlieue de Birmingham sous le néolibéralisme de Margaret Thatcher.

« Le vent souffle sur Erzebeth » : Pathologie de la Femme-tempête

Le Vent souffle sur Erzebeth raconte l'histoire d'une Femme-tempête dont le corps et les actions semblent être génétiquement liés au vent violent qui balaie avec régularité le petit village de Somlyo. Une pathologie peut-elle dépendre de ce qui se passe dans l'infiniment petit ?

Réponse au V(i)ol photographique 2 : Daido Moriyama le Somnambule

Portrait de Daidō Moriyama en chien errant dans les rues du quartier de Shinjuku, ou d'un magnétisme animal parasitant l'œil du voyeur photographique par la déambulation hasardeuse, le foyer focal improbable et le tremblé exécuté par le maître japonais au développement, l'are-bure-boke.

« Arde brillante en los bosques de la noche » de Mariano Pensotti

Composé de trois actes sollicitant successivement des marionnettes, un sketch avec les acteurs et un film, Arde brillante en los bosques brillante de la noche s'intéresse à la question de la libération des corps. Comment affranchir aujourd'hui un corps des modes d'être du capitalisme ?

Bayard d’Or FIFF 2016 : « Orpheline » à tout prix

Le doublé d’Orpheline – Bayard d’Or du meilleur film et Prix de la meilleure comédienne – nous invite à poser une question curieuse : quel film et quelle comédienne prime-t-on ? Ceux dont nous avons vu les images à l'écran ? Ou ceux dont ces images ne sont jamais que l’appel ?

Réponse au V(i)ol photographique 1 : Arnold Genthe et le quartier chinois de San Francisco

Arnold Genthe est un des pionniers de la photographie instantanée capturant des individus à la dérobée. Il prendra près de 200 clichés du quartier chinois de San Francisco, de 1895 à 1906, année du grand tremblement de terre qui n'y laissera que ruines.

D’un humaniste à un autre, d’un exilé à un ange

De la vulnérabilité politique de l'exilé à l'innocence de l'ange blond, et retour. Analyse du montage de deux images — "Sorry for Brussels" et "It's not your fault" — publiées suite aux attentats de Bruxelles le 22 mars 2016.

Journalisme sadique 2 : « Ce n’était qu’un cheval ! »

« Drame mortel sur le tournage de Fast and Furious 8 », titre un quotidien. « Vous n’en saurez plus qu’à cliquer sur ce lien ! », suggère une habile mise en page. Quand le journaliste sadique joue avec nos pulsions pour le morbide à l'insu de son plein gré...

Renaissance du Cinéma Caméo

D’une petite église gothique, d’un Cammeo, et des publics qui manquent. Le Caméo — comme cinéma ambitieux — laisse rêver à un spectateur qui n’existe pas encore. Echappant à l’enquête de marché, celui-ci n’est autre que l’individu singulier qui surgit au cours de la projection.

Beckett : En attendant plusieurs fois Godot

Trois fois l'ennui et le divertissement avec le chef d'œuvre de Samuel Beckett, en attendant Godot : dans le texte original paru en 1949, dans le film « Beckett dirige Beckett » réalisé en 1989, et dans la mise en scène de Jean-Pierre Vincent jouée au Théâtre de Namur en 2015.

Les Veillées de Gary Kirkham : le Travail du Deuil sous le Masque du Domestique

Avec Une Veillée, Gary Kirkham commence un double travail de deuil : interne et externe à la fiction. Près de ses personnages, le dramaturge construit un espace imaginaire, indéterminé, où les rencontres avec les défunts sont possibles. Progressivement, la veillée d'Harold et Elsie devient mortuaire.

« Elisabeth II » de Thomas Bernhard : Nous n’avons pas vu la Reine !

La barbarie civilisée d’un Thomas Bernhard, parente de celle d’un Cioran ou d’un Beckett, fait oeuvre de salubrité publique. Avec Elisabeth II, le dramaturge nous convie à un autre exercice d’hygiène spirituelle : voir le monde à travers les yeux du vieil Herrenstein, un monde qui résiste, brûle et pue.

Cendrier contre Cendrillon : Le Théâtre cruel de Joël Pommerat

Avec Cendrillon (2012), Joël Pommerat et la compagnie du Théâtre National de Bruxelles nous livrent une actualisation d’un conte endormi. Actualiser le conte c’est d’abord l’arracher aux rêves qui l’ont capturé, à commencer par ceux que Charles Perrault et Walt Disney ont mis dans nos têtes.

À l’attention des bonnes gens : mise en garde contre le journalisme sadique

Lors du JT du 14 octobre 2015 diffusé sur La Une à 13 heures, nous avons pu entendre une petite dame sur une sale affaire. Un village wallon dont nous avons oublié le nom risque de perdre son Eglise. Sacrilège, parbleu, nom de D. Comment ne pas devenir fou si l’église n’est plus au milieu du village ? Le dossier est brûlant, les reporters engagés.