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Articles récents

« Matthias et Maxime » de Xavier Dolan : Baiser taché

Dans « Matthias et Maxime », l’heure n’est plus à l’expression débridée des sentiments, des frustrations et des colères, mais plutôt à une sorte de contenance forcée que semblent s’imposer les personnages et que Dolan s’impose également à lui-même.

« Joker » de Todd Phillips : Pitreries du nihilisme

Triste sire du ressentiment devant ses prédécesseurs comique ou inquiétant, ce joker n'a pour royaume que le nihilisme réactif d'un pitre – à la réserve de l'un ou l'autre indécidable sauvés du naufrage.

L’ombre de Madeleine derrière le grillage : Sur les traces de « Vertigo » à San Francisco

Vertigo à Fort Point, ou le récit vertigineux d'un voyageur cinéphile mis en garde par la Madeleine de Hitchcock.

« Domino » de Brian De Palma : Tomates pourries

Film blessé, « Domino » de Brian De Palma ne manque pas de charrier une série d’effets pervers : critique d’une pornographie du temps présent.

« Ad Astra » de James Gray : Per monstra, père monstrueux

La force des films de James Gray consiste notamment dans la douce inquiétude d’un regard mélancolique qui désamorce l’hystérie caractéristique du roman névrotique familial. « Ad Astra » n'y déroge pas, quand bien même relève-t-il pleinement du familialisme comme idéologie conformant le régime de représentation hollywoodien.

La représentation de la femme dans le « Rape and Revenge »

Analyse du « rape and revenge movie », sous-genre controversé du cinéma d'horreur qui interroge pourtant nos modes de représentation des genres et de la sexualité. Il permet surtout de questionner l'image de la femme face à celle de la masculinité dominante.

« First Man » de Damien Chazelle : L’Odyssée de la Maîtrise de la Fragilité

Une troisième histoire gravite autour de « First Man » : celle du processus qui a mené l’intelligence humaine à réussir un exploit. Et si la relative lourdeur du biopic, au bout du compte, ne faisait que servir cette troisième histoire, qui n'est autre que la maîtrise de la Fragilité ?

« La Femme la plus assassinée du monde » : Miroirs, Spectateurs et Mondes Parallèles

Miroirs, spectateurs et mondes parallèles : le film de Franck Ribière questionne le statut actuel de la salle de cinéma et le rapport qu'entretient le spectateur au spectacle. Cette tentative de sociologie du cinéma s'intéresse d'abord à la dynamique d'une séance.

La Salle, l’horreur et les émotions : Interview avec Julia Ducournau

Expérience de la salle de cinéma, horreur et émotions. Julia Ducournau revient avec nous sur tout ce qui agite le spectateur : « Admettre avoir peur devant l'autre, c’est accepter de se rendre vulnérable, et c’est ce qui peut créer une complicité. C’est pour cela que j’adore les films d’horreur. »

« How to Talk to Girls at Parties » : Les visites extraterrestres d’Elle Fanning

Par la seule présence d’Elle Fanning, How to Talk to Girls at Parties porte en lui une étrangeté métaphysique. L'actrice prête son corps à la quête du souvenir de l’amour adolescent perdu. Par là, comme chez Winding Refn, elle devient une incarnation mythique et fantasmatique.

« Survival Family » : À l’aveugle sur la route de la survie

Revisite habile et drôle du thème de la route peuplant les récits post-apocalyptiques, Survival Family prend à contre-pied les codes du genre. Le héros est une famille tokyoïte ordinaire, le transport se fait à pied ou à vélo, et le principal obstacle est un tunnel non éclairé.

« Power Rangers », le BIFFF et Le Spectateur Nomade

Essai de sociologie du cinéma autour de l'idée d'un spectateur nomade qui ferait varier autant que possible les conditions de réception des films : les expériences alternatives de la salle de cinéma permettent de repenser notre posture de spectateur religieux et silencieux.

« Stoker » et autres films de Park Chan-wook : Humour, manipulation et architecture

Les films de Park Chan-wook ont beau aborder des thèmes tels que la vengeance, la manipulation et la marginalité, ils n’en sont pas moins pourvus d’un élément perturbateur, toujours le même : un humour souvent noir, parfois bizarre, parfois presque gênant.

À partir de « Tesis » d’Alejandro Amenábar : « De la croyance dans le pouvoir de la pensée »

Loin de l'image éculée d'un cinéaste culte, Alejandro Amenábar revient sur sa méthode : un intense travail de réflexion, proche du rationalisme, qui questionne toutes les formes de croyances et les acquis : « Je ne ne suis pas quelqu'un de confiant, même par rapport à la science ».

Contaminations spirituelles : Interview avec Fabrice Du Welz

Croyances, cinéma et ésotérisme : rencontre avec le cinéaste belge Fabrice du Welz à l'occasion de la sortie de « Message from the King » : « Je conçois le travail sur la foi comme mouvement propice à la déconstruction, et plus précisément à la déconstruction de l'âme »