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Esthétique

Analyse Cinématographique : Séries Thématiques

Rédaction
Le Rayon Vert vous propose des analyses cinématographiques distribuées en séries thématiques. Retrouvez-les ici en intégralité, classées par ordre alphabétique. À l'honneur en ce moment : le cinéma spatial.
Rédaction

Le Rayon Vert vous propose des analyses distribuées en séries thématiques. Retrouvez-les ici en intégralité, classées par ordre alphabétique selon le nom du réalisateur ou de l'intitulé de la thématique. Dernière série ajoutée le 16 novembre 2021 : « Méditations métaphysiques : Le cinéma d'Apichatpong Weerasethakul ».

L'imaginaire de Tim Burton : Police et réenchantement

L'imaginaire de Tim Burton, sous son apparente marginalité et malgré son origine macabre, est en réalité traversé par un désir de conformisme totalitaire et de négation d'autres formes d'altérité : « Charlie et la chocolaterie », « Miss Peregrine's Home for Peculiar Children », « Sleepy Hollow » et même « Edward aux mains d'argent », aucun n'échappe à l’imagination policière de Tim Burton qui juge, hiérarchise, oppose, nie. Par bonheur, « Dumbo », à rebours de la logique d'ordinaire à l'œuvre, présente au spectateur un corps par lequel le réenchantement est possible.

--> Découvrir la série : « L'imaginaire de Tim Burton : Entre police et réenchantement ».

Charlin Chaplin : Autofiction, obscénité et animalité

Charlie Chaplin

À l’occasion des 130 ans de la naissance de Charles Chaplin, l’année 2019 fut marquée par de très nombreuses manifestations (expositions, édition livres, nouvelle bande dessinée, comédie musicale) et une rétrospective de ses 10 longs métrages et un programme de 3 courts métrages « Charlot s’amuse » dans toute la France. Pour accompagner cet hommage, Le Rayon Vert vous a proposé une saga critique coordonnée par Nadia Meflah.

--> Découvrir la série : « Charlie Chaplin : Autofiction, obscénité et animalité ».

Jim Jarmusch : Quêtes et voyages inopérants

Derrière son apparente sérénité, le cinéma de Jim Jarmusch se révèle beaucoup plus complexe qu’il n’en a l’air. Les quêtes, les questionnements et les voyages inopérants qui le traversent contrastent aussi bien avec la légèreté et la simplicité avec lesquelles les personnages appréhendent leur quotidien qu’avec les clichés qui entourent habituellement l’œuvre du cinéaste américain.

--> Découvrir la série : « Jim Jarmusch : Quêtes et voyages inopérants ».

Abbas Kiarostami : Les carrefours du labyrinthe

On ment chez souvent Abbas Kiarostami, on bégaie autant et les adultes pas moins que les enfants. C’est ainsi que la vie continue. Et le cinéma aussi en constituant avec ses fabulations l’un de ses embranchements. Le cinéma des bifurcations est celui des carrefours et des labyrinthes autant que des ritournelles. Abbas Kiarostami est un cinéaste obsessionnel et ses personnages, surtout les enfants qui sont ses démons en ayant la garde de son génie, rédiment leurs obsessions en réussissant par substituer à la compulsion de répétition une obstination héroïque. C'est la zébrure de l'idée, c'est l'instant décisif : c'est le kaïros qui s'incarne dans la figure de l'ami dont l'attente fonde l'horizon métaphysique du cinéma d'Abbas Kiarostami.

--> Découvrir la série : « Abbas Kiarostami : Les carrefours du labyrinthe ».

Hirokazu Kore-Eda : Perspectives sur la famille, les liens du sang et la transmission

La famille, les liens du sang, la transmission : thématiques bien connues du cinéma de Hirokazu Kore-Eda. Nous les éclairons ici par le prisme de la mise en scène : le regard dans le dos de Keita Nonomiya dans Tel Père, tel Fils (2013), les doubles et les surimpressions de The Third Murder (2018), l'utopie d'Une Affaire de famille (2019).

--> Découvrir la série : « Hirokazu Kore-Eda : Perspectives sur la famille, les liens du sang et la transmission ».

Patricia Mazuy : Entre fiction et documentaire

Des fièvres amoureuses de Travolta et moi au fait divers de Paul Sanchez est revenu !, en passant par le dressage linguistique de Saint-Cyr : traversée du cinéma frondeur de Patricia Mazuy.

--> Découvrir la série : « Patricia Mazuy : Entre fiction et documentaire ».

Kelly Reichardt : Poétique de la déviation

« Quoique discrète, l’œuvre de l’américaine Kelly Reichardt esquisse dans le paysage cinématographique contemporain une proposition buissonnière lourde de sens et particulièrement cohérente. Résolument anticonformistes en raison notamment de la simplicité délibérée de leur facture, les six longs métrages qu’elle a signés depuis 1994 creusent la même veine, avec autant d’obstination que de délicatesse : à chaque fois, pour la cinéaste comme pour ses personnages, ce qui fait débat semble toucher au rapport que l’individu entretient avec le monde et avec lui-même, ainsi qu’avec ses semblables et la communauté qu’ensemble ils constituent – ou ne constituent pas. Cette thématique, Reichardt l’explore et la problématise sous un angle éminemment « cinématographique » : celui de la distance. »

Matthias de Jonghe, Trouver le lieu de ses promenades : le cinéma de Kelly Reichardt au prisme des coordonnées de l’« américanité ».

--> Découvrir la série : « Kelly Reichardt : Poétique de la déviation ».

M. Night Shyamalan : Secrets, règles, pharmacologie

Retour sur l’œuvre de M. Night Shyamalan, qui repose sur la dynamique de secrets enfouis, un socle de règles à suivre ou transgresser, et une pharmacologie du super-héros.

--> Découvrir la série : « M. Night Shyamalan : Secrets, règles, pharmacologie ».

Cinéma spatial : La tête dans les étoiles, les pieds sur terre

Retour sur un cinéma tourné vers les étoiles, qui garde néanmoins les pieds solidement ancrés sur terre – pour le meilleur et pour le pire : passer au-delà de l'écran à l'occasion d'une rencontre avec une vie extraterrestre (Arrival de Denis Villeneuve), tenter de maîtriser une fragilité bien humaine sous couvert de conquête spatiale (First Man de Damien Chazelle), désacraliser les mythes et tabous de la science-fiction (High Life de Claire Denis), désamorcer l’hystérie caractéristique du roman névrotique familial (Ad Astra de James Gray) ou rêver aux confins tout en gardant les pieds sur terre (Proxima) d'Alice Winocour).

--> Découvrir la série : « Cinéma spatial : La tête dans les étoiles, les pieds sur terre ».

Paul Verhoeven : Éthique et esthétique

Les acteurs de Spetters

Si Paul Verhoeven a rapidement gagné sa réputation de cinéaste de la violence, jusqu’à être affublé du surnom un brin ridicule de « Hollandais violent », ce n’est peut-être pas tant à cause de son appétence pour les scènes paroxysmiques et éprouvantes, que, plus fondamentalement, en raison de l’obsession qui le travaille de film en film : mettre en scène la vie même, dans tout le bruit et la fureur qui la traversent. Mais cette ambition ne serait pas des plus originales s’il ne l’associait étroitement à une éthique du regard dont l’exigence fait elle-même violence au médium cinématographique.

--> Découvrir la série : « Éthique et esthétique dans le cinéma de Paul Verhoeven ».

Apichatpong Weerasethakul : Méditations métaphysiques

Depuis plus de 25 ans, Apichatpong Weerasethakul s'est imposé comme un cinéaste majeur dont l'œuvre est à la fois cohérente et sans cesse en mouvement. De ses films aux installations, elle n'a cessé de s'aventurer dans l'espace et le temps, le réel et le rêve, la politique et la thérapie. Revoir ses films aujourd'hui, ou visiter une de ses installations, c'est se rendre compte de l'incroyable unité des expériences proposées dont les motifs sont nombreux : la grotte, les esprits, le sommeil, la chambre, le bestiaire à la fois domestique et sauvage, la méditation ou encore les conflits politiques. Les textes que nous proposons dans ce cycle, qui se répondent les uns les autres, rendent compte logiquement de cette richesse et de cette cohérence. Pour le lecteur comme le spectateur, c'est une invitation à se replonger en soi-même, à garder les yeux ouverts et à se penser en lien avec des expériences forcément métaphysiques.

--> Découvrir la série : « Méditations métaphysiques : Le cinéma d'Apichatpong Weerasethakul ».