Théâtre

Articles récents

« Barbara » de Mathieu Amalric : le biopic à l’ère de sa reproductibilité technique

Avec Barbara, Mathieu Amalric renverse le biopic majeur par une distanciation humoureuse et de nombreux voyages dans le temps.

« Once Upon a Time… in Hollywood » : Le petit théâtre de Spectres de Quentin Tarantino

Avec « Once Upon a Time... in Hollywood », Tarantino crée une sorte de petit théâtre de spectres qui invoque les esprits, fait déambuler les fantômes et finit par ressusciter les morts.

À partir de « Le Dictateur » : Le corps primitif de Chaplin contre le spectacle télévisuel

Animalité et Satyre dans le cinéma de Charlie Chaplin : redevenir primitif, sale, barbouillé, montrer son derrière, être méchant comme des enfants pour échapper au lissage du spectacle télévisuel.

« Herbes flottantes » de Yasujirô Ozu : Le Phare et la Bouteille

« Herbes flottante » raconte une triple disparition, celles de : l’autorité patriarcale d’un chef, la survie d’une mauvaise troupe de théâtre traditionnelle et la possibilité pour un homme de pouvoir se réconcilier avec son fils.

« Midsommar » d’Ari Aster : Des vertus immersives de l’archétype et de la référence

Pour faciliter l’immersion du spectateur dans les situations vécues par les personnages, accompagnant ceux-ci dans leur descente vers « l’antre de la folie », Ari Aster recourt précisément à des références connues et à des archétypes scénaristiques tels que le trauma initial et la dissémination d’indices.

À partir de « Monsieur Verdoux » : Une trinité de l’obscénité

À partir de « Monsieur Verdoux » jusqu'à « Un Roi à New York », en passant par « Les Feux de la rampe » : analyse d'une trinité de l'obscénité personnifiée par Verdoux, Shahdov et Calvero dans la filmographie de Charlie Chaplin.

« Le vent souffle sur Erzebeth » : Pathologie de la Femme-tempête

Le Vent souffle sur Erzebeth raconte l'histoire d'une Femme-tempête dont le corps et les actions semblent être génétiquement liés au vent violent qui balaie avec régularité le petit village de Somlyo. Une pathologie peut-elle dépendre de ce qui se passe dans l'infiniment petit ?

« Arde brillante en los bosques de la noche » de Mariano Pensotti

Composé de trois actes sollicitant successivement des marionnettes, un sketch avec les acteurs et un film, Arde brillante en los bosques brillante de la noche s'intéresse à la question de la libération des corps. Comment affranchir aujourd'hui un corps des modes d'être du capitalisme ?

Samuel Beckett : En attendant plusieurs fois Godot

Trois fois l'ennui et le divertissement avec le chef d'œuvre de Samuel Beckett, en attendant Godot : dans le texte original paru en 1949, dans le film « Beckett dirige Beckett » réalisé en 1989, et dans la mise en scène de Jean-Pierre Vincent jouée au Théâtre de Namur en 2015.

Les Veillées de Gary Kirkham : le Travail du Deuil sous le Masque du Domestique

Avec Une Veillée, Gary Kirkham commence un double travail de deuil : interne et externe à la fiction. Près de ses personnages, le dramaturge construit un espace imaginaire, indéterminé, où les rencontres avec les défunts sont possibles. Progressivement, la veillée d'Harold et Elsie devient mortuaire.

« Elisabeth II » de Thomas Bernhard : Nous n’avons pas vu la Reine !

La barbarie civilisée d’un Thomas Bernhard, parente de celle d’un Cioran ou d’un Beckett, fait oeuvre de salubrité publique. Avec Elisabeth II, le dramaturge nous convie à un autre exercice d’hygiène spirituelle : voir le monde à travers les yeux du vieil Herrenstein, un monde qui résiste, brûle et pue.

Cendrier contre Cendrillon : Le Théâtre cruel de Joël Pommerat

Avec Cendrillon (2012), Joël Pommerat et la compagnie du Théâtre National de Bruxelles nous livrent une actualisation d’un conte endormi. Actualiser le conte c’est d’abord l’arracher aux rêves qui l’ont capturé, à commencer par ceux que Charles Perrault et Walt Disney ont mis dans nos têtes.