Le concept d'« Hokum » souligne la facticité et l'absurdité de situations montées de toutes pièces. Il peut avoir comme équivalents nonsense ou bullshit : c'est exactement avec ces mots que les détracteurs d'Hokum le qualifient. Mais ne se trompent-ils pas en reprochant au film d'être ce qu'il est, à savoir un tour de magie qui révèle ses trucs et astuces, en même temps qu'un film pragmatique qui invite à recentrer son regard sur le monde sensible ? L'habilité du petit malin Damian McCarthy tournerait à vide et n'intéresserait pas si la fin d'Hokum ne livrait pas une aussi improbable qu'incroyable épiphanie qui dépasse largement le débat sur l'arnaque potentielle d'un film qui trouverait alors une véritable magie dans la puissance de l'affect.
