Le Majeur en crise

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« Edward aux mains d’argent » : La Revanche Policière de Tim Burton

L’imagination de Tim Burton est policière : elle juge, hiérarchise, oppose, nie. Elle est aussi animée par un esprit de revanche. « Edward aux mains d'argent », considéré pourtant comme un des meilleurs films du cinéaste, présente déjà toutes les caractéristiques de cet imaginaire policier.

« The Immigrant » de James Gray : Faire parler le Cœur

« The Immigrant » prête l’oreille à de nombreuses questions de langage. Les différentes langues parlées et la manière dont les personnages s’expriment sont autant d’éléments moteurs d'un récit où les personnages tentent de s’affranchir de leur milieu comme de leurs démons intérieurs, en posant des mots sur leurs plaies.

« Le Roi Lion » : Idéologies de la Fable Disneyenne

Derrière les beaux sentiments, « Le Roi Lion » cache une série de contradictions : le discours de Zazu, le rabat-joie de service, finira par aboutir ; Timon et Pumba énoncent un message inaudible opposé à la fable disneyenne ; le projet « politique » de Scar s’avère tout aussi intenable dans un monde qui décrédibilise ses idées.

« La Ballade de Buster Scruggs » : Des Épouvantails dans le Désert

« La Ballade de Buster Scruggs » relève à la fois du célèbre nihilisme des frères Coen et d'une relecture de certaines paraboles de l'Ancien Testament. Ce mélange détonnant confère au film son étrange construction et, surtout, son impression d'absurdité ou de gratuité.

« L’Épouvantail » de Jerry Schatzberg : Deux hommes et un Cadeau

Dans l’Amérique fêlée des seventies, Jerry Schatzberg se penche avec douceur sur le road trip chaotique et attachant de deux marginaux que la vie a beaucoup roulés et trop bousculés. Pourtant, Max et Lion n’ont pas renoncé à lui faire un joli cadeau. Parce que tous les épouvantails ont le cœur tendre.

Une Nuit au Salon de l’Érotisme de Bruxelles

Espace, images, spectateurs, actrices : le salon de l’érotisme déploie une expérience qui n’a rien à envier au cinéma et aux performances mettant en scène la relation entre le "performer" et le spectateur. Avec, au bout du compte, une étrange expérience : celle de succomber à une image, et plus précisément à une actrice jouant à l’automate.

« Edward aux mains d’argent » : La Revanche Policière de Tim Burton

L’imagination de Tim Burton est policière : elle juge, hiérarchise, oppose, nie. Elle est aussi animée par un esprit de revanche. « Edward aux mains d'argent », considéré pourtant comme un des meilleurs films du cinéaste, présente déjà toutes les caractéristiques de cet imaginaire policier.

« Gone Girl » de David Fincher : Le retour de la petite Amy

« Gone Girl » pose une nouvelle fois la question de la place qu'occupent la littérature et les jeux de société dans le cinéma de David Fincher. Au départ du jeu « Destins », auquel joue Nick, comment le cinéaste développe-t-il le parcours d'Amy en parallèle avec la version littéraire de celle-ci, "La Petite Amy" ?

« Tel père, tel fils » de Hirokazu Kore-Eda : Quand le Maître s’endort…

Analyse de Tel père tel fils de Kore-Eda à partir de ce qui fait émeute dans le film : l’image adulée de la popstar Masaharu Fukuyama, les mots entêtés de Shôgen Hwang, le regard spectral de Keita Nonomiya. Car il n'y a de filiation et de transmission que lorsque les maîtres s'endorment...

Un space trip avec Thor et les Avengers : Les Blockbusters à l’ère du délire perceptif

Analyse des références à la drogue dans « Thor : Ragnarok » et les films Marvel. Et si l'ambition des blockbusters était de se confondre avec des trips hallucinatoires ?

La Surprise d’être vivant : Ce que peut le corps de Jerry Lewis

La surprise d'être vivant, ou ce que peut le corps de Jerry Lewis. Analyse à travers une série de films réalisés entre 1955 et 1964 par Frank Tashlin ou Jerry Lewis, d'Artists and Models à Disorderly Orderly : quand la représentation de l'émotion passe l'épreuve de l'affection.

« La Fiancée du Pirate » : Sorcellerie, Puissance et devenir-femme

Avec « La Fiancée du Pirate », Nelly Kaplan appelle à l’expression d’une imagination en puissance, plutôt qu’à l’institution de l’imaginaire au pouvoir. C'est de sorcellerie qu'il s'agit avec Marie, l'anti-héroïne du film interprétée par Bernadette Lafont : déchaîner les « forces paniques de la nature ».

« Bienvenue à Suburbicon » de George Clooney : Le Poids du Regard

Analyse du regard dans « Bienvenue à Suburbicon », le sixième long métrage de George Clooney : des voisins voyeuristes à l'enfant observant les monstres du monde adulte.

Netflix : Quand les contenus antisystèmes et l’idée de liberté se font marchandises

Enquête sur l'omniprésence de contenus libertaires et antisystèmes sur Netflix. Comment expliquer cette contradiction ? Sur quel présupposé repose-t-elle ? Comment celle-ci traduit-elle une stratégie de "contrôle" ?

Tim Burton, Policier de l’imaginaire et Fossoyeur de freaks

L'imaginaire de Tim Burton, sous son apparente marginalité et malgré son origine macabre, serait en réalité traversé par un désir de conformisme totalitaire et de négation d'autres formes d'altérité.

« Involuntary : Happy Sweden », l’Armageddon de Ruben Östlund

Sorti en 2018, Happy Sweden de Ruben Östlund est moins une petite leçon de morale qu'un étrange film de science-fiction apocalyptique prônant une forme de vitalisme présente dans toute l’œuvre du cinéaste. Dans ce Royaume, les Involontaires sont rois.

« K.O. » de Fabrice Gobert : Dérèglements d’un film double

K.O. renvoie aussi bien à une donnée scénaristique – le « fight club » clandestin auquel va prendre part le personnage principal – qu'à l’état psychologique du héros, ou encore à la situation chaotique dans laquelle se trouve le héros, avant de renoncer à tout. Explication.

Les blockbusters et le spectateur 2.0 : entre marketing et ingéniosité

Dans une perspective postmoderne, les blockbusters hollywoodiens mobilisent aujourd'hui les nouveaux savoirs du spectateur, sa culture et ses attentes. Ils transforment ainsi les personnages en complices presque conscients de participer au spectacle. Ces films ne cachent plus leurs ambitions commerciale, leur cynisme mais aussi leur l'ingéniosité.

De l’utilisation de la musique à des fins de rupture narrative dans le cinéma d’auteur contemporain

Analyse d'une figure de style qui a fini par devenir un gimmick : l'usage in extenso d’un morceau de musique dans la diégèse – le plus souvent une chanson populaire –, à des fins scénaristiques et dramaturgiques, avec pour effet escompté de provoquer une émotion chez le spectateur.

« Desperate Hours » : Cimino aux heures désespérées du Nouvel Hollywood

La Maison des Otages peut être lu comme un manuel de survie cinématographique : il y a là comme une invitation à jouir de façon presque enfantine du spectacle que nous offrent les images, en dépit de l'amertume et de la désillusion qui en constituent le revers.

La Magie des rencontres : de Boris sans Béatrice à Boris avec Béatrice

Il en va du cinéaste comme de Boris Malinovsky, l'anti-héros de Boris sans Béatrice : sa richesse tient de la maîtrise absolue des espaces-temps, et de tout ce qui circule à l’intérieur de ceux-ci. C'est à la subversion de cette maîtrise sans reste que travaille Denis Côté, pour faire advenir une rencontre.

Les typologies sociales de « Plus Belle la Vie »

Premières pistes de réflexion autour de « Plus Belle la Vie » : Comment la série représente-t-elle les différentes couches de la société et les différents corps de métiers ? En tant que microcosme où se retrouvent tous les personnages de la série, quel rôle y joue le bar du Mistral ?

« Anomalisa » : D’une Marionnette emmêlée dans les Ficelles du désir

Avec Anomalisa, Kaufman s'intéresse à une nouvelle force invisible logée au creux de l'être humain : le désir, à la fois amoureux et sexuel qui, dans les nouages complexes qu'il opère, définit une attente envers l'autre autant qu'avec soi-même et le monde dans lequel on se trouve.

« Friends » : Quand la comédie de caractère trébuche sur le jeu sans acteur

Il arrive parfois que l’histoire n’avance plus, que la situation globale trébuche, que les acteurs se mettent véritablement à jouer. C’est ce jeu, pour rien, qui se donne à voir dans l’épisode 21 de la saison 5 de la série Friends : « Celui qui jouait à la balle ».

Quelques mots sur l’intelligence de Mr. Bean

Pourrait-on imaginer que Mr. Bean puisse nous éveiller à l’art du portrait ? Une séquence admirable du film Bean (1997) va nous permettre de saisir toute la richesse du personnage que Rowan Atkinson n’a cessé de décliner avec inventivité.

« Knock Knock » de Eli Roth

S'il y a une morale à Knock Knock, ce n'est pas à la perversité ou à la violence latente du spectateur qu'elle s'adresse : Eli Roth rappelle simplement comment notre société crée des modèles artificiels qui peuvent nous rendre prisonniers de ses illusions et de ses archétypes.