Critique

Articles récents

« Rushmore » de Wes Anderson : Réinventer l’espace pour reconstruire le collectif

« Rushmore » est une nouvelle histoire de famille réinventée chère au cinéma de Wes Anderson. Le film raconte aussi cela d'un point de vue esthétique : reconstruire l’espace pour que la nouvelle grande famille puisse y habiter.

« Le Traître » de Marco Bellocchio : Cosa Nostra, notre chose, votre faute, ma cause

Retour sur les multiples facettes, mineures et majeures, de la trahison dans « Le Traître » et le cinéma de Marco Bellocchio.

« Miraï, ma petite sœur » de Mamoru Hosoda : Un plan pour l’éternité

Avec « Miraï, ma petite sœur », Mamoru Hosoda poursuit le travail entamé avec l'esthétique superflat lorsque le plan met à plat les chagrins narcissiques de l'enfance et la filiation généalogique.

« Sorry We Missed You » de Ken Loach : Uberisation et couches-culottes

Avec « Sorry We Missed You », Ken Loach accentue le misérabilisme de son cinéma et entre en contradiction avec son combat contre le libéralisme.

« Métamorphoses » de Christophe Honoré : La métamorphose d’un genre cinématographique

Pour Christophe Honoré comme pour Ovide, la métamorphose prend une dimension performative qui permet d’espérer une métamorphose du genre, du narrateur et de l’audience.

« Matthias et Maxime » de Xavier Dolan : Baiser taché

Dans « Matthias et Maxime », l’heure n’est plus à l’expression débridée des sentiments, des frustrations et des colères, mais plutôt à une sorte de contenance forcée que semblent s’imposer les personnages et que Dolan s’impose également à lui-même.

« Youth » : La danse macabre de Sorrentino

Une danse macabre. C'est peut-être ce que manquent les vitalistes qui ne connaissent de la vie que son versant créateur, et les nihilistes qui ne connaissent de la vie que son versant destructeur. Avec Youth, Sorrentino nous invite au carnaval de la vie et de la mort, par définition irrévérencieux.

« Les Incroyants » : Du Monothéisme à l’athéisme ou d’une Croyance à l’autre

Avec Les Incroyants, un documentaire signé Gus Holwerda, c'est tant la religion que la science et la philosophie qui perdent au change. Sous les mots d'ordre proférés par les protagonistes du film, nous n'entendons qu’une autre rengaine marketing dont le slogan serait : « Join the atheists ! »