À l’ère du désenchantement du monde, quand Cristian Mungiu entend faire le procès du tout relativisme des valeurs dans Fjord, il a choisi son camp en vérité. Sa prétendue neutralité est un leurre. Quand il voudrait faire croire qu’il navigue entre les eaux, il barre à droite toute, dans un film synchrone d’une époque où les discours les plus rances n’ont plus de frein sur la langue.
