Toute la beauté et le sang versé ouvre les pages d'un livre consacré aux morts, mais aussi aux vivants et aux morts-vivants sans pour autant se complaire dans la fatalité du sort réservé à ceux dont le sang a coulé. Laura Poitras, grande cinéaste de l'instant, filme une volonté d'effacement qui porte en même temps une tentative de panser et nettoyer pour que les photos et l'activisme de Nan Goldin se constituent comme un acte de mémoire à partir duquel reconstruire et réécrire.
