Jérémy Quicke

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Jérémy Quicke est un amateur d’errances dans les labyrinthes d’images et de mots depuis la découverte, adolescent, d’Hitchcock, d’Eastwood ou encore des frères Coen. Il tente, par l’écriture, de sauver quelque chose des vertiges rencontrés, et se plait à refaire le monde en refaisant les films.

« Batman Begins » de Christopher Nolan : Le Masque aux deux Visages

Dans le monde réaliste et théâtral de « Batman Begins » de Christopher Nolan, le vrai visage serait celui de Batman et le masque serait Bruce Wayne. Comme pour signifier que tout le monde peut être Batman.

« The Immigrant » de James Gray : Faire parler le Cœur

« The Immigrant » prête l’oreille à de nombreuses questions de langage. Les différentes langues parlées et la manière dont les personnages s’expriment sont autant d’éléments moteurs d'un récit où les personnages tentent de s’affranchir de leur milieu comme de leurs démons intérieurs, en posant des mots sur leurs plaies.

« Dark Crystal » : Les Marionnettes et le Pouvoir des Corps

Entièrement réalisé avec des marionnettes, « Dark Crystal » est pourtant profondément habité par des questions de corps. Comme si l’absence d’être humain et de corps en chair et en os était l’occasion idéale pour questionner les limites et les pouvoirs des yeux, des mains ou encore des voix.

« L’Homme qui tua Don Quichotte » : l’imagination est morte, vive l’imagination !

Avec "L'Homme qui tua Don Quichotte", Terry Gilliam invoque les figures immortelles de Don Quichotte et de Sancho Panza pour questionner la frontière entre le réel et l'imaginaire, la raison et la folie, la réalité et la fiction : si Don Quichotte et Sancho sont éternels, c'est peut-être parce qu'ils existent à l'intérieur de chacun de nous.

Ce que racontent les oreillettes : « Baby Driver » et « Les Gardiens de la Galaxie»

Que peuvent donc nous apprendre les oreillettes du walkman de Peter Quill et de l'Ipod de Baby ? Analyse croisée de la musique des Gardiens de la Galaxie, réalisé par James Dunn en 2014, et de Baby Driver, réalisé par Edgar Wright en 2017.

La Salle, l’horreur et les émotions : Interview avec Julia Ducournau

Expérience de la salle de cinéma, horreur et émotions. Julia Ducournau revient avec nous sur tout ce qui agite le spectateur : « Admettre avoir peur devant l'autre, c’est accepter de se rendre vulnérable, et c’est ce qui peut créer une complicité. C’est pour cela que j’adore les films d’horreur. »

« Survival Family » : À l’aveugle sur la route de la survie

Revisite habile et drôle du thème de la route peuplant les récits post-apocalyptiques, Survival Family prend à contre-pied les codes du genre. Le héros est une famille tokyoïte ordinaire, le transport se fait à pied ou à vélo, et le principal obstacle est un tunnel non éclairé.

« L’insulte » de Ziad Doueiri : Le Flashback en procès

À partir d’une simple injure dans une rue de Beyrouth de nos jours, « L’Insulte » de Ziad Doueiri explore le passage d’un conflit entre deux hommes à celui d’un pays tout entier, un conflit du présent qui voit également se rouvrir les plaies du passé.

« L’Épreuve de force » de Clint Eastwood : La meilleure façon de conduire

Depuis la Ford Galaxie 500 de l’inspecteur Harry Callahan jusqu’à la Gran Torino de Walt Kowalski, en passant par L'Épreuve de force, nombreuses sont les images de routes avec Clint Eastwood au volant. Histoire d'un lonesome driver : « Enjoy it while it last ».

« Detroit » de Kathryn Bigelow : mettre le meurtre en scène

Dans Detroit, les images de violence et de meurtre ne servent pas uniquement le spectacle. Elles interpellent également le spectateur par la mise en abyme, racontent une progression vers l’horreur, témoignent d'un monde où le pouvoir se construit par la mise en scène de la violence.

Michael Haneke : Variations sur l’enfermement

Depuis l’appartement du final du Septième continent jusqu’à celui d’Amour, en passant par la maison de campagne où est séquestrée la famille de Funny Games, Michael Haneke travaille à l'enfermement de ses personnages. Happy End, malgré son titre, ne déroge pas à la règle : Analyse.

« Brève Rencontre » de David Lean : Entre le Bruit et la Musique

Sorti en 1945, « Brève rencontre » de David Lean raconte une histoire d’amour passionnel et interdit entre deux êtres à la vie bien rangée, Laura et le docteur Alec, en travaillant de manière originale sur le son : bruit ou musique, incarné ou non, le son constitue un langage à part entière.

« Premier Contact » de Denis Villeneuve : Les Extraterrestres, les Écrans et Nous

Télévisions, ordinateurs, tablettes, sans oublier ce qui sépare les heptapodes et les humains à l’intérieur du vaisseau : « Premier Contact » est parsemé d’écrans. Et si le réalisateur proposait, derrière la rencontre entre humains et extraterrestres, une mise en abyme du spectateur de cinéma ?

« Anomalisa » & « Her » : Le chant des sirènes contemporaines

Il arrive régulièrement que des œuvres empruntent des chemins inédits pour nous parler d’amour autrement. C’est le cas de « Her » (2013) et de « Anomalisa » (2016) qui rejouent, à leur manière, l’appel des sirènes de l’Odyssée.