Logo du Rayon Vert Revue de cinéma en ligne

Guillaume Richard

Co-fondateur et rédacteur du Rayon Vert.
Elle Fanning et Alex Sharp dans How to Talk to Girls at Parties
BIFFF

« How to Talk to Girls at Parties » : Les visites extraterrestres d'Elle Fanning

15 avril 2018
Par la seule présence d’Elle Fanning, How to Talk to Girls at Parties porte en lui une étrangeté métaphysique. L'actrice prête son corps à la quête du souvenir de l’amour adolescent perdu. Par là, comme chez Winding Refn, elle devient une incarnation mythique et fantasmatique.
Une séance de Power Ranger le film
BIFFF

« Power Rangers », le BIFFF et Le Spectateur Nomade

30 mars 2018
Essai de sociologie du cinéma autour de l'idée d'un spectateur nomade qui ferait varier autant que possible les conditions de réception des films : les expériences alternatives de la salle de cinéma permettent de repenser notre posture de spectateur religieux et silencieux.
Cristin Milioti dans Black Mirror Saison 4
Critique

« Black Mirror » Saison 4 : Le Sacerdoce de Charlie Brooker

18 février 2018
En voulant nous sensibiliser à l'humanité des hologrammes et à la cruauté humaine, Charlie Brooker semble délaisser la critique des dangers imminents des nouvelles technologies au profit d'une leçon de morale chrétienne et populiste.
Bill Murray assis dans son salon (Broken Flowers)
Rayon vert

« Broken Flowers » de Jim Jarmusch : La quête de Dissemblance de Bill Murray

22 janvier 2018
« Broken Flowers » dépasse un comique s'amusant des clichés et une poétique du décalé pour raconter, à partir d'un travail autour de la ressemblance, une quête de dissemblance angoissante. Et si cette quête était aussi celle de Bill Murray, dont le fils, Homer, apparaît à la fin du film...
Bojack et sa famille dans Bojack Horseman Saison 4
Critique

« BoJack Horseman » : Un Cheval de Troie nommé Psychanalyse

19 décembre 2017
Avec cette saison 4 de Bojack Horseman, le célèbre cheval de Hollywoo n'est plus que l'ombre de lui-même. Interprétés à l'aide d'une psychologie freudienne caricaturale, les traumatismes familiaux s'imposent comme la clé de lecture du mal-être des personnages.
Aubrey Plaza dans Ingrid Goes West
Critique

« Ingrid perd le Nord » et le simulacre de l'Ego véritable

13 décembre 2017
Contre le postulat d'une solidité de notre Égo, analyse des contradictions, artifices et différents jeux de sens dans « Ingrid Goes West », un film de Matt Spicer avec Aubrey Plaza et Elizabeth Olsen.
Ed Kemper dans Mindhunter de netflix
Critique

« Mindhunter » (Série Netflix) : N'est pas chasseur d'Esprit qui veut !

1 décembre 2017
À partir d'une opposition entre le Mind et le Spirit, Mindhunter renverse le système de croyance de son personnage pour le transformer en une sorte d'Icare de l'Âge de la psychologie. N'est pas chasseur d'Esprit qui veut !
Hulk Hogan au tribunal (Le proces d'une presse libre, Netflix, 2017)
Le Majeur en crise

Netflix : Quand les contenus antisystèmes et l'idée de liberté se font marchandises

31 octobre 2017
Enquête sur l'omniprésence de contenus libertaires et antisystèmes sur Netflix. Comment expliquer cette contradiction ? Sur quel présupposé repose-t-elle ? Comment celle-ci traduit-elle une stratégie de "contrôle" ?
Charlotte Villalonga dans le vent souffle sur erzebeth
Théâtre

« Le vent souffle sur Erzebeth » : Pathologie de la Femme-tempête

22 octobre 2017
Le Vent souffle sur Erzebeth raconte l'histoire d'une Femme-tempête dont le corps et les actions semblent être génétiquement liés au vent violent qui balaie avec régularité le petit village de Somlyo. Une pathologie peut-elle dépendre de ce qui se passe dans l'infiniment petit ?
Robert Pattinson dans Good Time des frères Safdie
Critique

« Have a Good Time ! » : Les Parcs d'attractions désenchantés des Frères Safdie

17 octobre 2017
Pour les frères Safdie, les espaces ont toujours été de grandes zones de jeu indéterminées où se brouillent différents niveaux de réalité cauchemardesques. En inversant les codes du parc d'attractions, ils nous lancent un ironique et désenchanté : « Have a good time ! »
La femme cachée dans Laissez bronzer les cadavres de Hélène Cattet et Bruno Forzani
FIFF

« Laissez bronzer les cadavres » : Interview avec Hélène Cattet et Bruno Forzani

7 octobre 2017
Interview avec Hélène Cattet et Bruno Forzani autour de « Laissez bronzer les cadavres », sorti en salles en 2017, à l'occasion de laquelle les deux cinéastes évoquent leur méthode de travail et leur rapport au sommeil, à l'onirisme, l'érotisme, l'humour ou la couleur.
Critique

L'empreinte du Leviathan : « Faute d'Amour » d'Andreï Zviaguintsev

25 septembre 2017
« Faute d'amour » (Loveless) d'Andreï Zviaguintsev raconte une lutte entre un monstre des abysses, dont les traces sont visibles dans les éléments liquides, et un Dieu apportant la Lumière sur le monde.
Le Majeur en crise

À partir de « Charlie et la Chocolaterie » : Tim Burton, Policier de l'imaginaire et Fossoyeur de freaks

12 septembre 2017
L'imaginaire de Tim Burton, sous son apparente marginalité et malgré son origine macabre, serait en réalité traversé par un désir de conformisme totalitaire et de négation d'autres formes d'altérité.
Le feu d'artifice (Involuntary - Ruben Östlund)
Le Majeur en crise

« Involuntary : Happy Sweden », l’Armageddon de Ruben Östlund

2 août 2017
Sorti en 2018, Happy Sweden de Ruben Östlund est moins une petite leçon de morale qu'un étrange film de science-fiction apocalyptique prônant une forme de vitalisme présente dans toute l’œuvre du cinéaste. Dans ce Royaume, les Involontaires sont rois.
Joel Edgerton et Kelvin Harrison Jr. dans "It comes at Night"
Rayon vert

Hantologie de la Frontalité : du Surgissement des Démons dans « It Comes At Night »

14 juillet 2017
Comment ce qui hante l'esprit se présente à l'être tourmenté ? « It Comes At Night » cherche à répondre esthétiquement à cette question en travaillant sur la frontalité comme espace où se manifestent les démons.
Immortalité, cosmos et visage dans Under the skin, un film de Jonathan Glazer
La Chambre Verte

Immortalité et Cinéma : L'immortalité cosmique selon Borges

28 juin 2017
Comment, à partir de conférences données par Borges de 1977 à 1978, l'immortalité peut-elle se penser au cinéma et à travers la présence spectrale de l'acteur : « Au-delà de notre mort corporelle restent nos actes, nos œuvres, nos façons d'être, cette merveilleuse partie de l'histoire...
Les acteurs et les marionette de "Arde brillante en los bosques de la noche"
La Chambre Verte

« Arde brillante en los bosques de la noche » de Mariano Pensotti

15 juin 2017
Composé de trois actes sollicitant successivement des marionnettes, un sketch avec les acteurs et un film, Arde brillante en los bosques brillante de la noche s'intéresse à la question de la libération des corps. Comment affranchir aujourd'hui un corps des modes d'être du capitalisme ?
Philip Seymour Hoffman, par exemple, Une pièce de Rafael Spregelburd et du collectif Transquinquennal
La Chambre Verte

« Philip Seymour Hoffman, par exemple » : un nom sur des tapis de cosmos

30 mai 2017
Nul biopic pesant, nul hommage mortifère. « Philip Seymour Hoffman, par exemple » propose de concevoir l'acteur de cinéma comme un spectre que tout un chacun, créateur comme spectateur, peut rappeler à tout moment parmi les vivants : pour l'éternité des noms et des images.
Paterson (Adam Driver) rencontre une jeune poétesse dans Paterson
Rayon vert

« Paterson » de Jim Jarmusch : La Quête de la Légèreté

28 avril 2017
« Paterson » montre la difficulté pour un homme qui se rêve poète, un poil orgueilleux et pratiquement incapable de s’accorder avec ce qui l’entoure, de retrouver la simplicité et la légèreté, aussi bien dans ses mots que dans son quotidien.
Le couple et le feu dans Alléluia de du Welz
BIFFF

Contaminations spirituelles : Interview avec Fabrice Du Welz

13 avril 2017
Croyances, cinéma et ésotérisme : rencontre avec le cinéaste belge Fabrice du Welz à l'occasion de la sortie de « Message from the King » : « Je conçois le travail sur la foi comme mouvement propice à la déconstruction, et plus précisément à la déconstruction de l'âme »
Interview

« Planetarium » : Interview avec Rebecca Zlotowski

15 février 2017
Rebecca Zlotowski revient sur plusieurs thèmes clés qui traversent « Planetarium » : la présence des fantômes, le rapport à l'Histoire, les liens qui se créent avec le cinéma ou la circulation du refoulé. Autant de pistes possibles pour se réapproprier un film énigmatique.
Le Majeur en crise

Les blockbusters et le spectateur 2.0 : entre marketing et ingéniosité

13 janvier 2017
Dans une perspective postmoderne, les blockbusters hollywoodiens mobilisent aujourd'hui les nouveaux savoirs du spectateur, sa culture et ses attentes. Ils transforment ainsi les personnages en complices presque conscients de participer au spectacle. Ces films ne cachent plus leurs ambitions...
Esthétique

Exposition « WEPORN » : L'Irréductibilité du Corps face à la Pornographie

14 novembre 2016
Retour sur l'exposition WEPORN organisée à Bruxelles par le Gsara, où une cinquantaine d’œuvres questionnent la représentation de la pornographie.
Florence Loiret Caille dans L'Effet Aquatique de Solveig Anspach
Rayon vert

Boire la tasse dans ses larmes avec « L'Effet aquatique »

30 octobre 2016
Dans la très belle scène où Agathe « boit la tasse dans ses larmes », « L'Effet aquatique » trouve ce moment de révélation où le personnage se laisse submerger par ses affects. Cette scène marque l'aboutissement d'un travail précis sur l'hétérogénéité d'un petit monde bariolé.
Rayon vert

« Neon Bull » de Gabriel Mascaro : Les Silences et la Nuit

22 octobre 2016
Rodéo nous donne l'occasion de mieux comprendre deux caractéristiques esthétiques du cinéma sud-américain : les silences et le recours aux passages oniriques : il y va de l’originalité d'un regard, d'un réel travail esthétique ainsi que d'un usage subtil des puissances du cinéma.
Critique

« Captain Fantastic » : Simulacre d'anticonformisme et autres contrefaçons

11 octobre 2016
« Captain Fantastic » traite avec une rare hypocrisie un sujet qui méritait plus de sérieux et moins de contrefaçons. Matt Ross opte pour un psychologisme primaire et un humour mainstream qui peinent à masquer le but de son entreprise : être le feel good movie éphémère de la rentrée 2016.
Critique

« Brooklyn Village » : Panser les plaies sans détourner le regard

30 septembre 2016
Plus que par sa délicatesse, « Brooklyn Village » étonne par sa capacité à affronter sans détours la violence des relations humaines et son désir de les apaiser. Chez Ira Sachs, tout est lisible et donné. Son cinéma cherche à panser les plaies de ses personnages, sans jamais détourner le...
La Tortue rouge dans le film d'animation de Michael Dudok de Wit
Critique

« La Tortue Rouge » : Le Négatif déplié d'une Vie

9 juillet 2016
Par son abstraction totale, la langue de Dudok de Wit parvient à se rapprocher de l'un des grands rêves du cinéma d'animation : celui de retranscrire l'invisible par l'imaginaire, sans devoir souffrir des contraintes de la vraisemblance et de la narration.
Le Vortex de la Fever Room d'Apichatpong Weerasethakul
Histoires de spectateurs

Les fièvres de la « Fever Room » : Récit d'une performance d'Apichatpong Weerasethakul

12 juin 2016
Si le rêve est une porte vers l'expérience temporelle de l'éternité, comme le pensait Borges, alors l’œuvre de Weerasethakul est celle qui travaille le plus intensément cette piste. Comme les rêves, la Fever Room nous permet d'approcher les mystères du temps. En voici le récit.
Cinéphile aujourd'hui : Admiration d'acteurs
La Chambre Verte

Cinéphilie des premières fois : De ces rencontres imprévisibles avec les acteurs

14 mai 2016
À quel point notre intérêt pour un film peut dépendre de la découverte d'un acteur ou d'un coup de cœur pour lui ? Nous racontons ici l'histoire des premières rencontres, celles qui vont déterminer la relation à long terme du cinéphile avec un acteur et les personnages qu'il a incarnés.
Anomalisa de Charlie Kaufman
Le Majeur en crise

« Anomalisa » : D'une Marionnette emmêlée dans les Ficelles du désir

18 avril 2016
Avec Anomalisa, Kaufman s'intéresse à une nouvelle force invisible logée au creux de l'être humain : le désir, à la fois amoureux et sexuel qui, dans les nouages complexes qu'il opère, définit une attente envers l'autre autant qu'avec soi-même et le monde dans lequel on se trouve.
Les acteurs de Un jour Avec Un Jour Sans de Hong San-Soo
Esthétique

« Un jour avec, un jour sans » : Rêverie d'Hong Sang-Soo

23 mars 2016
De tous les films de Hong Sang-Soo, Un jour avec, un jour sans est peut-être celui qui s'adonne le plus à la rêverie romantique nichée depuis toujours au creux de l’œuvre. Le cinéma s'y fait sarcophage, pour ces moments voués à disparaître dans les profondeurs du temps : là où...
Critique

Paloma Faith et la vanité de Paolo Sorrentino

12 mars 2016
Les déformations du rêve et la vanité de Sorrentino à travers l'analyse du clip de la popstar Paloma Faith dans Youth. Et si Can't Rely on You, qui sert de point de départ à la parodie du réalisateur, était en réalité bien plus fouillé esthétiquement et mieux mis en scène que n'importe...
Shyamlan sur un plateau
Esthétique

« Advenir » ou les secrets enfouis du cinéma de M. Night Shyamalan

24 février 2016
Du Village à The Visit, les films de Shyamalan sont obsédés par une grande idée : celle de déterrer les secrets enfouis, les délier, leur donner une nouvelle existence - intime, collective ou surnaturelle - afin de mieux les affronter et les dépasser. C'est par là que l'individu et la...
Rayon vert

« Souvenirs de Marnie » : Les Cercles d'Anna

19 janvier 2016
Pour vivre, nous dit magnifiquement Souvenirs de Marnie, il faut s'inventer des cercles, des sphères, des micro-univers, se tenir à l'intérieur, s'y épanouir, puis pouvoir grandir avec, c'est-à-dire les oublier, parce qu'ils sont éphémères, tout en s'en rappelant comme des événements...
Le fils de Saul de Laszlo Nemes
Esthétique

Trois paradoxes à l'oeuvre dans « Le Fils de Saul »

14 janvier 2016
Si le film de László Nemes sorti en 2015 en impose, il est loin d'être aussi irréprochable que la critique ne le prétend sur les questions de représentation de la Shoah. Nous relevons trois paradoxes critiques pour mieux penser ce qui se joue dans Le fils de Saul.
L'air surpris de Mister Bean
Le Majeur en crise

Quelques mots sur l'intelligence de Mr. Bean

7 janvier 2016
Pourrait-on imaginer que Mr. Bean puisse nous éveiller à l’art du portrait ? Une séquence admirable du film Bean (1997) va nous permettre de saisir toute la richesse du personnage que Rowan Atkinson n’a cessé de décliner avec inventivité.
Rayon vert

« La Loi du marché » : Un dernier cours de danse...

6 janvier 2016
Avec « La Loi du Marché », Stéphane Brizé pose la question des liens qui rattachent les hommes à la société. Comment maintenir ces liens alors que tout s'écroule ? Quelle réaction adopter face à la déshumanisation croissante de la société qui en brise les fondements ?
Knock Knock de Eli Roth
Le Majeur en crise

« Knock Knock » de Eli Roth

2 janvier 2016
S'il y a une morale à Knock Knock, ce n'est pas à la perversité ou à la violence latente du spectateur qu'elle s'adresse : Eli Roth rappelle simplement comment notre société crée des modèles artificiels qui peuvent nous rendre prisonniers de ses illusions et de ses archétypes.