Freaks de Tod Browning interroge notre manière de regarder ceux que nous considérons comme « différents ». Le film montre que la monstruosité ne réside pas dans les apparences, mais dans le regard porté sur l’autre. En transformant peu à peu les « freaks » de curiosités en êtres humains complexes, Tod Browning oblige le spectateur à remettre en question ses préjugés. Le véritable enjeu du film n’est donc pas de savoir qui sont les monstres, mais qui regarde qui, comment, afin que jamais l’enfance ne décolore, qu’elle persiste toujours dans les yeux, comme le fait sans doute le travail de l’artiste contemporain Leandro Erlich.
