Dans Ennemis intimes, Werner Herzog ne se contente pas de retracer sa relation tumultueuse avec l'acteur Klaus Kinski. Le documentaire devient une réflexion sur la création, la violence, la nature, la mort et la mémoire. Pour Werner Herzog, le cinéma ne cherche pas à expliquer les hommes, mais à montrer leur confrontation avec des forces qui les dépassent. La relation entre Werner Herzog et Klaus Kinski apparaît comme une alliance créatrice où l'un canalise le chaos de l'autre pour produire des images inoubliables. À travers les archives et les souvenirs, le film devient aussi une méditation sur le deuil : le cinéma ne ressuscite pas les disparus, mais leur permet de continuer à habiter le présent. Ainsi, Ennemis intimes montre que la véritable victoire du cinéma n'est pas de vaincre la mort, mais de préserver une présence face au temps qui efface tout.
