Le cinéma de Yorgos Lanthimos est fasciné par les mauvaises herbes et le sol sur lequel elles poussent. Bugonia l'illustre une nouvelle fois, tout en contredisant inexplicablement le constat dévastateur que le cinéaste, cynique, avait dressé : les abeilles comme la nature renaîtront sur la carcasse de l'humanité. Le film ressemble à un délire manqué quand sa métaphysique se révèle être aussi plate que la terre ne l'est pour les conspirationnistes les plus incrédules.
