Si le majeur n’est désirable qu’à être en crise, le mineur en serait l’aimable critique. Une ritournelle de l’enfance – l’araignée tombée dans la purée – s’afflige des rengaines de Spider-Man, le moulinage industriel de ses aventures qui sont d’une adolescence prolongée, ses ruines monumentales. Peter Parker est le mineur éternel et l’âge de la majorité serait le moment venu d’en ressaisir le sens qui est une vocation, un appel. Spider-Man : Brand New Day nous tend ainsi la main pour voir que, même pleine de fluide juvénile et arachnéen, elle peut écarter les doigts en révélant qu’elle contient l’étoile furtive des reconnaissances, les seuls effets spéciaux qui vaillent, entre souffle et geste de copains.
