« Tlamess » et « Abou Leila » : L’émotion des mues
De l’autre côté de la Méditerranée, le cinéma a des jouvences dont les éclats en ragaillardissent l’idée. Deux films de fiction héroïques, un second long-métrage tunisien (« Tlam...

De l’autre côté de la Méditerranée, le cinéma a des jouvences dont les éclats en ragaillardissent l’idée. Deux films de fiction héroïques, un second long-métrage tunisien (« Tlam...
Avec « Une vie cachée », le cinéma de Terrence Malick ne retrouve pas la tension féconde entre le paradis intemporel de l’amour et la griffe de l’histoire qui le nourrissait de «...
En entretenant une rente envers la cinéphilie bourgeoise estampillée de francité, « La Vérité » de Hirokazu Kore-eda obéit à une économie qui échange les intenses crépitations de l’art...
Passé l’effet de sidération, « The Lighthouse » laisse place à la consternation devant l’œuvre d’un démiurge qui se borne à exhiber les signes de sa bonne conscience cultur...
En vouant à la peine tous les personnages mortifiés pour nourrir la commisération globale du spectateur, « Seules les bêtes » de Dominik Moll ne dépasse pas la triste télé-vision de la misèr...
« It Must Be Heaven » d’Elia Suleiman parle de la Palestine comme d’un « dépays » comique et mélancolique dont la circonférence serait partout et le centre nulle part ; et des Palestin...
Analyse de « The Irishman » de Martin Scorsese, une triple tragédie de la vieillesse narrée par le mafieux Frank Sheeran, l’homme au profil bas.
Si Jessica Hausner continue avec « Little Joe » son travail de sape de l’eudémonisme comme idéologie de notre temps d’après les idéologies, ça n’est pas sans rejoindre la catégorie des...
Triste sire du ressentiment devant ses prédécesseurs comique ou inquiétant, ce joker n’a pour royaume que le nihilisme réactif d’un pitre – à la réserve de l’un ou l’...
La force des films de James Gray consiste notamment dans la douce inquiétude d’un regard mélancolique qui désamorce l’hystérie caractéristique du roman névrotique familial. « Ad Astra » n&rs...
À finalement jouer la rengaine du sentimentalisme pour son « Perdrix », Erwan Le Duc déforce la charge historique et politique initiée par une rencontre aussi improbable qu’amoureuse d...
Derrière le masque numérique et plâtreux du clown éructant de « Ça » se rappelle une mémoire pharmacologique de l’enfance : celle de combats contre des dragons imaginés depuis le trou ...
Grevé par un dandysme moignon, « Liberté » d’Albert Serra égrène ce qu’il reste de transgression à une époque du capitalisme tardif où celle-là n’a plus cours, sinon dans les man...
Depuis la critique potache d’un monde où le capitalisme relève de l’air conditionné, et de l’évaluation des ambivalences de ce tiers démoniaque incontournable qu’est ...
Avec « Parasite », Bong Joon-ho expose la nature délirante des rapports sociaux dans une somptueuse et joyeuse fête carnavalesque.
Analyse du film « Sibyl » de Justine Triet au départ de l’hystérie, cette machine qui tourne à vide, dépolitise tout et laisse la tristesse durer toujours.
« Monrovia, Indiana » est particulièrement affecté par un paysage dévasté : Frederick Wiseman n’a rien d’autre à proposer face à la victoire du camp réactionnaire que le tableau réacti...
À l’œuvre dans « Grâce à Dieu » de François Ozon, le déni soutient à la fois le pacte cinématographique et un consensus social en forme de pacte idéologique. Et l’un de rendre go...
Avec La Mule, Clint Eastwood revient au cœur de son cinéma, ce héros intouchable et impitoyable, têtu comme une mule parce qu’il est demeuré fidèle à l’exception d’une loi au-delà de la loi,...
Analyse de Glass de M. Night Shyamalan, film cubiste au triple twist, décomposant dans tous les sens la figure du super-héros afin de panser le monde.