« L’Histoire de Souleymane » de Boris Lojkine : Politique du bon immigré
L’Histoire de Souleymane, de Boris Lojkine, n’est pas le film que l’on croit. En apparence humaniste, il déshumanise en permanence. En filmant le parcours d’un immigr...
Sans égard pour la brûlante actualité, l’exercice critique au Rayon Vert tient alternativement plus de la crise, de la pesée ou de la criée que du jugement lancé depuis une quelconque chaire du bon goût.
L’Histoire de Souleymane, de Boris Lojkine, n’est pas le film que l’on croit. En apparence humaniste, il déshumanise en permanence. En filmant le parcours d’un immigr...
Robert Eggers offre un nouveau lifting à Nosferatu en l’opérant par la chirurgie esthétique de l’horreur graphique. Devenir propriétaire d’un tel patrimoine était un hérita...
Vendu comme Ouf par ses producteurs, un film à aller en voir en couple, Anora est un film d’auteur moralisateur. Il ne tendait pas à juger son personnage. Il termine sa course furieuse...
Un spectre hante le cinéma hollywoodien contemporain : le spectre de l’empire romain. On dira que l’affaire est connue, en remontant pour le cinéma jusqu’au péplum italien et ses acclimatati...
The Substance : la substance, c’est le film et la publicité qu’il en fait. La substance, c’est la publicité dont le cinéma est devenu par inversion une prothèse de relais. ...
L’Amour ouf transpire le cool, dégouline de ce que certains nomment des « envies de cinéma », qui sont surtout des envies de montrer que du cinéma, on sait faire. Le film de Gilles Lellouche...
Il faut, paraît-il, accepter Emilia Perez comme un film invraisemblable. Mais cette histoire de baron de la drogue qui veut se racheter de ses fautes accouche en même temps d’un invrai...
Une prison de haute sécurité californienne, un suprémaciste blanc repenti et une photo de famille géante collée sur le sol du terrain de basket : JR, dans Tehachapi, a soigneusement choisi l...
Concevoir des films comme des pièges à regard, c’est pour M. Night Shyamalan jouer de perspective et d’imbrication, double fond, triple fond, etc. Et rappeler ainsi au spectateur...
Une, deux, trois, en compagnie de Maxine nous retournons à son bois. Quatre, cinq, six, y sentir une dernière fois le houx dont le feu sacré sert à d’antiques sacrifices. Sept, huit, n...
Posons qu’il y aurait trois genres de gentillesse mais qu’elles reviennent fondamentalement au même. L’identique rend caduque toute dialectique quand la variété apparente d...
C’est pas moi : malgré son air à l’insolence gamine, le titre porte irrésistiblement à l’antiphrase que le film-essai, le tout premier de Leos Carax, s’applique en 42 minutes à vérifier. Il ...
Alex Garland, dans Civil War, voulait proposer une réflexion sur le pouvoir de l’image – trop grand, comme celui d’un président devenu autocrate dans une Amérique en proie à une ...
L’école est un lieu d’expérimentation in vivo pour nombre de réalisateurs. Elle opère comme une micro-société au cinéma, un lieu test pour questionner le genre, le racisme, le ra...
Le Mal n’existe pas de Ryūsuke Hamaguchi tient pendant un bon moment le cap de la primauté de la sensation en insistant sur la nécessité pour ses personnages de faire corps avec leur e...
Rien ne va plus dans le monde merveilleux du libéralisme. Le nid douillet d’un collège allemand, modèle de tolérance culturelle et de bienveillance éducative, est un foyer infectieux. Une ba...
Brandi par les institutions et les médias comme outil de propagande idéal pour asseoir un discours manichéen sur l’éducation, Amal de Jawad Rhalib emprunte une voie ouverte par des oeu...
Multiplier les vestes (de daim) à l’adresse d’un maître d’opérette, l’épouvantail du génie rempli de la bourre de lui-même, c’est demeurer au poste à tuyauter l...
On pensait la logique capitaliste de réification des individus avoir atteint son point marchand avec Barbie en 2023, dont How To Have Sex de Molly Manning Walker aurait été faussement le pen...
Un Silence est le combo, le best-of du pire de Joachim Lafosse : celle d’une grande pathologie et d’un grand pervers narcissique qui, ici, renverse toute la salière dans la soupi...
Trois ans après son premier long-métrage, Petit Samedi, qui fut remarqué au FIFF, Paloma Sermon-Daï revient avec un film qui continue de creuser le lien entre la maison, le foyer et les memb...