« Je, tu, il, elle » de Chantal Akerman : L’autre sans quoi
La mise à nu est une franchise quand le franchissement des seuils du visible a ainsi valeur d’affranchissement. Avec Je, tu, il, elle, Chantal Akerman âgée de 24 ans seulement se const...

La mise à nu est une franchise quand le franchissement des seuils du visible a ainsi valeur d’affranchissement. Avec Je, tu, il, elle, Chantal Akerman âgée de 24 ans seulement se const...
Si le premier long-métrage de Lætitia Dosch est bruyant, c’est qu’il gueule et s’il pousse une gueulante, c’est qu’il en a gros sur le ventre. Ici, l’aboi...
Un jour, quelqu’un de la télé a dit : on aimerait bien célébrer le centenaire du Tour de la France par deux enfants (1877) d’Augustine Fouillée alias G. Bruno, classique de la pé...
Depuis les années 2000, le traitement clinique propre au cinéma de David Cronenberg élargit sa sphère d’analyse. Il y raffine, par concentration du style et variation dans ses objets e...
Le four banal de la conflictualité locale requiert un boulanger pour en pétrir la pâte avant de la faire cuire, et faire ainsi levain de toutes les bonnes pâtes qui ont fini par rassir dans ...
L’alien est l’hôte qui n’a de pulsion qu’à l’hostilité, l’intrus que ses otages se doivent expulser. Dans Alien : Romulus, les adolescents prolongés qui e...
L’Homme sans âge est un retour au cinéma, une seconde chance après dix ans d’absence et bien des atermoiements. La jouvence du numérique offre alors au vieux démiurge, toujours u...
Cotton Club danse, ses jeux formels sont endiablés, claquettes du musical et mitraillettes du film de gangster, mais les danses de l’éléphant blanc sont boiteuses. À peine amorcée, la ...
Avec la saga Mad Max, le genre post-apocalyptique peut joyeusement retraduire en parodie carnassière la barbarie intrinsèque d’une civilisation industrielle dont l’économie fossi...
Journal d’un curé de campagne décrit de l’intérieur une série de rencontres comme autant d’épreuves dans l’ordre de la croyance que la guerre aura fragilisée. Une suite de séances de lutte e...
Le triangle d’or de l’amitié est une pomme de paradis dont le cœur est brisé à fendre l’âme, mais la brisure creuse en chacun de nous son ombilic. C’est, contre tout ...
Le Nom de la rose – le livre d’Umberto Eco – est un roman philosophique qui adjoint à une généalogie médiévale du détective, une enquête spéculative sur la disparition du second tome d...
Le premier volet de l’adaptation par Denis Villeneuve de Dune, le chef-d’œuvre de Frank Herbert, était un film d’installation. Sa grandeur n’y était que d’appar...
Un Américain à Paris représente à la fois l’apogée du classicisme hollywoodien et l’un des chefs-d’œuvre de la comédie musicale, un genre qui aura tout particulièrement imp...
Il en irait d’un implicite, une réclame de prestige contre une image-miroir, celle du cinéma documentaire comme art culinaire. Une pareille économie symbolique donne au contrat synallagmatiq...
Mieux Otar que jamais. Otar Iosseliani est le cinéaste des métamorphoses et des métempsycoses, des affairements et des circulations dont les mobiles sont l’image en mouvement d’u...
L’air de rien, Rue des dames dame le pion à ce qui régente aujourd’hui le grand échiquier du cinéma français. Ce film, pas toujours bien chantourné mais toujours très inspiré, instruit néanm...
Quand tout s’écroule, des exercices d’admiration trament, en parallèle d’une pédagogie située dans les décombres, la possibilité d’un peuple. Avec de nouvelles topiqu...
Un être manque au film sur le bord d’être tourné, en parallèle Paris voit fleurir sur ses murs lépreux des clés ouvrant sur d’impénétrables secrets. Les Nuits d’été de Chri...
À l’image, une écolière anglaise sur le chemin du retour. Au son, le descriptif d’un rapport de police, le ton est factuel. La première coupe à travers champs et n’en reviendra pas. Le secon...
L’Été dernier est le grand film d’amour du cinéma de Catherine Breillat, et l’un des plus grands du cinéma français – de tous les temps et pour tous les temps. Et ce film a...
Partir pour donner au présent le sens de la fuite et de l’inachèvement, revenir pour lui confier à l’oreille celui, intempestif, de la relance. La partance en tant qu’elle ...
L’institution dit ce qu’il en est de ce qui est, sauf quand advient le réel qui l’empêche de coïncider avec elle-même. Cette non-coïncidence de l’institution a des in...
Une éclipse solaire, c’est comme un doigt dans l’œil. Ce qui s’impose dans le ciel dégagé de Rome, c’est le trou noir qui absorbe les métaphores aveuglantes. Si, soudainement, certains chien...