En dépit des apparences et des intentions affichées, Laurence Anyways (2012) nous apprend assez peu sur la transidentité et encore moins sur « la norme » plusieurs fois évoquée. Sans jamais être théorique, en s’inscrivant dans une veine romanesque jusqu’alors peu présente dans le cinéma de Xavier Dolan, le film invite plutôt à une réflexion sur la marginalité, zone d’ombre à la fois intense et angoissante, et le besoin irrépressible d’aller vers la lumière et d’être regardé.
