Analyse du cinéma de Steven Spielberg au-delà des thématiques habituelles et des clichés qui l'entoure.
« Le cinéma de Steven Spielberg est un empire du soleil. L’astre souvent y brille pour couronner tous les ruissellements baignant ses films, spectacles éblouissants et récits fédérateurs et édifiants. À voir les premiers, il serait aisé d’en reconnaître l’auteur comme Perceval ayant su répondre à l’énigme du Graal ; à voir les suivants, on se demande si Perceval ne s’identifie pas aussi au Roi pêcheur.
« L’enfance immortelle dont Steven Spielberg serait le génie incontesté divertit pour autant que ses divertissements font diversion de la blessure brûlant son flanc. L’accumulation des trésors l’est par la lance d’une pulsion infantile et destructive, la blessure par où suinte une mélancolie toujours plus amère quand les montagnes russes d’un enfant gâté se dédient dans leurs plus belles descentes à des enfants lunaires et gâteux. C’est donc par le côté du petit que se verra le mieux sa grande maladie. »
Extraits de Steven Spielberg, les diversions du roi pêcheur par Des Nouvelles du Front.