« Nuestras madres » de César Díaz : Les paradoxes du cinéma humanitaire

« Nuestras madres » de César Díaz cherche à faire le deuil du génocide guatémaltèque et à poser des émotions sur le désastre. Mais en même temps, il n'échappe pas aux limites esthétiques d'un cinéma dit « humanitaire ».

Le Rayon Vert

« Rushmore » de Wes Anderson : Réinventer l’espace pour reconstruire le collectif

« Rushmore » est une nouvelle histoire de famille réinventée chère au cinéma de Wes Anderson. Le film raconte aussi cela d'un point de vue esthétique : reconstruire l’espace pour que la nouvelle grande famille puisse y habiter.

« Miraï, ma petite sœur » de Mamoru Hosoda : Un plan pour l’éternité

Avec « Miraï, ma petite sœur », Mamoru Hosoda poursuit le travail entamé avec l'esthétique superflat lorsque le plan met à plat les chagrins narcissiques de l'enfance et la filiation généalogique.

« Matthias et Maxime » de Xavier Dolan : Baiser taché

Dans « Matthias et Maxime », l’heure n’est plus à l’expression débridée des sentiments, des frustrations et des colères, mais plutôt à une sorte de contenance forcée que semblent s’imposer les personnages et que Dolan s’impose également à lui-même.

« Joker » de Todd Phillips : Pitreries du nihilisme

Triste sire du ressentiment devant ses prédécesseurs comique ou inquiétant, ce joker n'a pour royaume que le nihilisme réactif d'un pitre – à la réserve de l'un ou l'autre indécidable sauvés du naufrage.

À découvrir

« Leto » de Kirill Serebrennikov : White Russian Noise

Il aura fallu passer par le Leningrad du début des années 80 et « Leto » pour se réjouir à nouveau de ce que l’on n’a pourtant jamais cessé de savoir : le rock est une culture libertaire couturée d’histoires bouleversantes d’amitié, c’est aussi une discipline de l’émancipation individuelle et collective.

« Laissez bronzer les cadavres » : Interview avec Hélène Cattet et Bruno Forzani

Interview avec Hélène Cattet et Bruno Forzani autour de « Laissez bronzer les cadavres », sorti en salles en 2017, à l'occasion de laquelle les deux cinéastes évoquent leur méthode de travail et leur rapport au sommeil, à l'onirisme, l'érotisme, l'humour ou la couleur.

« L’Heure de la sortie » : Interview avec Sébastien Marnier

Avec « L’Heure de la sortie », Sébastien Marnier signe un second film impressionnant. En s’intéressant à l’économie des affects qu’il faut mettre en place pour se préparer aux catastrophes qui nous guettent, le cinéaste propose une puissante réflexion sur la désaffection.

Tendances

« L’Heure de la sortie » et la Collapsologie : Trembler ensemble

Dans le sillage de « Melancholia », « L'Heure de la sortie » de Sébastien Marnier pourrait bien être le premier grand film français de collapsologie : accueillir la peur pour faire le deuil d'un monde qui s'effondre; entrevoir une autre fin du monde possible.

« Broken Flowers » de Jim Jarmusch : La quête de Dissemblance de Bill Murray

« Broken Flowers » dépasse un comique s'amusant des clichés et une poétique du décalé pour raconter, à partir d'un travail autour de la ressemblance, une quête de dissemblance angoissante. Et si cette quête était aussi celle de Bill Murray, dont le fils, Homer, apparaît à la fin du film ?

Retour sur l’œuvre de M. Night Shyamalan, qui repose sur la dynamique de secrets enfouis, un socle de règles à suivre ou transgresser, et une pharmacologie du super-héros.

« Split » : le pacte de croyance de M. Night Shyamalan

Enquête sur les mystères, les règles, la symbolique et les origines de La Bête dans Split à travers une donnée essentielle du cinéma de M. Night Shyamalan : le pacte de croyance conclu avec les spectateurs.

« Advenir » ou les secrets enfouis du cinéma de M. Night Shyamalan

Du Village à The Visit, les films de Shyamalan sont obsédés par une grande idée : celle de déterrer les secrets enfouis, les délier, leur donner une nouvelle existence - intime, collective ou surnaturelle - afin de mieux les affronter et les dépasser. C'est par là que l'individu et la collectivité adviennent.