« Ad Astra » de James Gray : Per monstra, père monstrueux

La force des films de James Gray consiste notamment dans la douce inquiétude d’un regard mélancolique qui désamorce l’hystérie caractéristique du roman névrotique familial. « Ad Astra » n'y déroge pas, quand bien même relève-t-il pleinement du familialisme comme idéologie conformant le régime de représentation hollywoodien.

Le Rayon Vert

La représentation de la femme dans le « Rape and Revenge movie »

Analyse du « rape and revenge movie », sous-genre controversé du cinéma d'horreur qui interroge pourtant nos modes de représentation des genres et de la sexualité. Il permet surtout de questionner l'image de la femme face à celle de la masculinité dominante.

« Perdrix » de Erwan Le Duc : Le Perdreau et l’Arbrisseau

À finalement jouer la rengaine du sentimentalisme pour son « Perdrix », Erwan Le Duc déforce la charge historique et politique initiée par une rencontre aussi improbable qu'amoureuse dans les Vosges.

« Alice et le Maire » de Nicolas Pariser : Économie de la Modestie

« Alice et le Maire » de Nicolas Pariser ne peut être réduit ni à du théâtre filmé, ni à un cinéma de « qualité française », même s’il leur ressemble. C'est un film sur le langage, le retour de la pensée et l'utopie d'un futur à inventer.

« Nuestras madres » de César Díaz : Les paradoxes du cinéma humanitaire

« Nuestras madres » de César Díaz cherche à faire le deuil du génocide guatémaltèque et à poser des émotions sur le désastre. Mais en même temps, il n'échappe pas aux limites esthétiques d'un cinéma dit « humanitaire ».

À découvrir

« Girl » de Lukas Dhont : La Preuve par l’Exemple à (ne pas) suivre

Plombé par la malhonnêteté et le voyeurisme « inconscient » de la mise en scène de Lukas Dhont, « Girl » n'est qu'un énième film à sujet se servant du devenir-femme de son héroïne comme port-étendard.

Michael Haneke : 71 Fragmentations d’un consensus critique avec Sarah Chiche

L'auteur de l'Éthique du Mikado se penche avec nous sur quelques singularités qui fragmentent le consensus critique qui entoure la réception de « Happy End ». Questions, notamment, de tendresse et de moyens de mourir ou de se laisser mourir, mais aussi de tuer ou de se laisser tuer.

Contaminations spirituelles : Interview avec Fabrice Du Welz

Croyances, cinéma et ésotérisme : rencontre avec le cinéaste belge Fabrice du Welz à l'occasion de la sortie de « Message from the King » : « Je conçois le travail sur la foi comme mouvement propice à la déconstruction, et plus précisément à la déconstruction de l'âme »

Tendances

« Midsommar » d’Ari Aster : Des vertus immersives de l’archétype et de la référence

Pour faciliter l’immersion du spectateur dans les situations vécues par les personnages, accompagnant ceux-ci dans leur descente vers « l’antre de la folie », Ari Aster recourt précisément à des références connues et à des archétypes scénaristiques tels que le trauma initial et la dissémination d’indices.

Le Festival International du Film Francophone de Namur vient de se clore sur le sacre de Roubaix, une lumière d’Arnaud Desplechin. Entre illusions et tours de passe-passe réussis (Les Héros ne meurent jamais d’Aude Léa Rapin, Alice et le maire de Nicolas Pariser, Adoration de Fabrice du Welz) et demi-désillusions (Nuestras Madres de César Díaz, Perdrix d’Erwan Le Duc), retour sur la 34ème édition du FIFF. Cliquez ici pour découvrir l’ensemble des analyses et critiques.

« Nuestras madres » de César Díaz : Les paradoxes du cinéma humanitaire

« Nuestras madres » de César Díaz cherche à faire le deuil du génocide guatémaltèque et à poser des émotions sur le désastre. Mais en même temps, il n'échappe pas aux limites esthétiques d'un cinéma dit « humanitaire ».

« Les Héros ne meurent jamais » de Aude Léa Rapin : Zoran est arrivé

Critique et clinique, le film « Les Héros ne meurent jamais » d'Aude Léa Rapin s'offre comme la fiction cathartique d'un document traumatique sous l'horizon de la résurrection d'un défunt de la guerre de Bosnie-Herzégovine.