« Advenir » ou les secrets enfouis du cinéma de M. Night Shyamalan
Par Guillaume Richard, le 24 février 2016
Pour Le Rayon Vert

Shyamalan

« Advenir » ou les secrets enfouis du cinéma de M. Night Shyamalan

« Advenir » ou les secrets enfouis du cinéma de M. Night Shyamalan

De The Village à The Visit : le cinéma de Shyamalan

Après deux films plus commerciaux et moins habités, The Visit marque le retour attendu de M. Night Shyamalan vers un cinéma plus personnel. Bien qu’inégal, ce film peuplé de bizarreries et d’assemblages de tons déroutants a le mérite de remettre en avant ce qui faisait la singularité de son cinéma. Il permet en effet de retrouver l’inventivité qui caractérisait sa période dorée (qui va du Sixième sens jusqu’à Phénomènes). The Visit raconte l’histoire de Tyler et de sa soeur Becca qui sont envoyés chez leurs grands-parents pendant une semaine. Le problème, c’est qu’ils ne les connaissent pas et une fois arrivés sur place, ils se rendent compte qu’ils ont une attitude très étrange… (Attention spoiler) Il s’agit en fait d’imposteurs qui ont tué leurs véritables grands-parents. On pourrait voir dans The Visit une caricature de ce qui faisait la force des précédents films ; et loin de nous l’idée de tomber dans une politique des auteurs primaire (un petit film de Shy vaut mieux que dix navets), mais à partir de plusieurs lignes narratives explorées par le film, il est possible de se rapprocher au plus près des singularités qui ont toujours animé le cinéma de Shyamalan et que celui-ci continue d’explorer.

Peu de choses transparaissent généralement sur la manière de travailler du cinéaste. Lorsqu’il apparaît dans un making-off ou s’exprime dans des interviews, il donne souvent l’impression de s’intéresser uniquement à l’entertainment, renvoyant ainsi l’image d’un faiseur de produits mainstream avide de grands effets et obsédé par le storytelling. Il s’agit pourtant d’une façade. Car les films de Shyamalan suivent un mode de fonctionnement qui repose sur ce que nous appellerons des happenings (c’est aussi le titre d’un de ses films, et c’est pourquoi nous utiliserons ce mot). Ces happenings trouvent leur origine dans les secrets enfouis au plus profond des personnages, et aboutissent sur une sorte de (re)découverte de soi et du monde. Ils vont advenir en émergeant des liaisons qui existent entre les aspirations des personnages, les situations qu’ils ont vécues dans le passé et les situations auxquelles ils sont confrontés dans le présent. The Visit va nous servir de passerelle pour approcher quelques-uns de ces secrets enfouis. Nous pourrons ensuite faire des liens avec des modes de fonctionnement similaires à l’œuvre dans les précédents films.

L’originalité des films de Shyamalan est d’avoir pensé les questionnements intimes sur le mode de l’événement, c’est-à-dire comme quelque chose qui se module dans le monde en fonction des rencontres et de la circulation des affects. Chez lui, on ne devient soi-même qu’en advenant à travers le monde et le temps. Advenir à soi-même ou advenir ensemble survient à partir d’événements indicibles et contingents issus de différents niveaux de sens qui se nouent entre les personnages et ce qu’ils vivent. Tous les films de Shyamalan sont obsédés par une grande idée : celle de déterrer les secrets enfouis, les délier, leur donner une nouvelle existence (intime, collective, surnaturelle…) afin de mieux les affronter et les dépasser. C’est par là que l’individu et la collectivité adviennent. Il n’y a pas de mots plus précis que le verbe « advenir » — au sens où quelque chose se produit par surprise et par pure contingence — pour résumer et comprendre ce qu’a inventé le cinéma de Shyamalan : les personnages ne deviennent eux-mêmes qu’à la suite d’une rencontre fortuite avec un événement qu’ils ont toujours attendu sans jamais avoir pu l’identifier ou le voir venir.

Cette dynamique fonctionne d’au moins trois manières différentes. D’abord, sur un plan intime. Les secrets hantent le vécu d’un personnage qui doit les affronter pour parvenir à franchir un obstacle existentiel. Le second mode de fonctionnement du secret concerne un groupe, que ce soit la famille ou une communauté. C’est un secret collectif qui noue des liens parfois invisibles entre les êtres et peut dépasser leur existence. Une troisième manière de faire fonctionner le secret, enfin, que nous qualifierons de méta-diégétique, utilise cette fois la dimension fantastique ou horrifique des films (tous les aspects qui touchent au cinéma de « genre ») pour configurer un secret omniscient, qui prend la forme d’un mystère ou d’une réflexion existentielle, voire métaphysique. Le sens y dépend moins des actions des personnages que du travail démiurgique de Shyamalan. Il n’y a néanmoins pas lieu de diviser ces trois types de secrets en entités bien distinctes : ils vont au contraire s’emboîter les uns aux autres et nouer entre eux des relations complexes.

Premier type de secret : le secret intime

Dans The Visit, Tyler raconte un mauvais souvenir devant la caméra envahissante de sa sœur. Lors d’un match de football américain, il n’est pas arrivé à plaquer au sol un adversaire fonçant sur lui pour marquer un essai. Il affirme avoir été paralysé par l’enjeu, laissant l’autre joueur lui passer sous le nez. Plus qu’un mauvais souvenir, cet épisode est une date clé dans le début de la fragile adolescence du garçon. C’est son secret enfoui. Il met en lumière le problème de la relation trouble avec son père et le manque de confiance que cela entraîne chez lui. Cette confession inattendue ouvre une faille chez Tyler, qui jusqu’alors faisait plutôt le clown. A la fin, lorsque le grand-père veut le tuer, il se retrouve dans la même situation et doit agir : cette fois-ci, il ne se posera plus de question en sautant sur le vieil homme de toutes ses forces. Comme dans d’autres films de Shyamalan, Tyler est ici confronté à la répétition d’un épisode du passé qu’il doit affronter dans le présent. Un peu trop psychologisant et lisible, ce cheminement manque de profondeur, mais le principe shyamalanien est là : en surmontant une situation imprévue, le personnage va advenir autrement au monde.

Nous retrouvons cette idée mieux agencée dans le happening mémorable de Signes, lorsque Merrill (Joaquim Phoenix), frère de Graham (Mel Gibson) et ancienne gloire du base-ball, se saisit de sa batte pour frapper l’extraterrestre qui a pénétré dans leur salon. C’est le même type de circulation : un événement du passé, en l’occurrence des mots énoncés par l’ex-femme de Graham avant de mourir, impose sa nécessité dans le présent et vient boucler un moment de la vie des personnages. Elle disait à Merrill de frapper fort. Au moment de l’accident, ces mots ne voulaient rien dire, ou presque. Face à la présence de l’alien, Graham s’en souvient et demande à Merrill d’obéir à son intuition. Le secret enfoui dans le cœur de Graham trouve alors un happening inattendu en voyant Merrill repousser l’envahisseur.

Il reste difficile de comprendre ce type de circulation, ce qu’elle appelle et ce qu’elle cherche à exprimer. Qu’on se place dans la position de Graham, qui avait renoncé à croire en Dieu après le décès accidentel de sa femme, ou de celle de Tyler, qui franchit un cap dans son développement personnel lorsqu’il parvient à « plaquer » le grand-père au sol, la justification narrative de ce genre de scènes ne peut pas se limiter à une seule interprétation. Est-ce l’épisode de la batte de base-ball qui redonne la foi à Graham, lui qui apparaît à la fin du film en ténue de prêtre ? Il ne s’agit pas réellement d’un miracle ou d’une sorte de prédestination écrite telle qu’on en trouve dans la Bible, mais d’un pur hasard, d’une contingence inexplicable que le cinéma de Shyamalan crée à cet instant précis et qui permet à un mystère de la vie, quelque chose d’indicible, de s’affirmer dans toute sa puissance. Nous pourrions dire que Shyamalan substitue à une lecture psychologisante de la rédemption un principe d’incertitude. Cette « vision du monde », qui refuse les clichés et les relations de cause à effet simplistes au détriment du hasard et de l’étrangeté, est inscrite dans chacun de ses films.

Nous pourrions encore citer l’exemple de cet étrange film qu’est Sixième Sens. Cole (Haley Joel Osment) a la faculté de voir les morts. Il traîne ce don comme un fardeau car cela l’empêche d’être un garçon comme les autres. C’est là son secret enfoui, ce qu’il va devoir affronter à un moment ou à un autre. Plutôt que de tomber dans les mauvais clichés du cinéma d’horreur, Shyamalan trace un étonnant cheminement au happening de ce secret : Cole va lentement apprivoiser ses peurs pour écouter ce que les fantômes ont à lui dire. Il va en effet se rendre compte que ceux-ci ont des messages à faire passer aux vivants. Cela donne lieu à deux scènes magnifiques où Cole révèle successivement la vérité cachée d’une relation sordide entre une jeune fille et son père puis rapporte l’affection que sa grand-mère n’a jamais su montrer de son vivant à sa mère. Chez Shyamalan, délier un secret s’accompagne souvent d’une peur à dompter. Ici, Cole advient autrement au monde en comprenant qu’il a un rôle à jouer auprès des autres.

Deuxième type de secret : le secret collectif

Les personnages de Shyamalan adviennent à eux-mêmes et au monde en même temps qu’ils trouvent un rôle à tenir dans la société, la communauté ou le cercle familial. Ainsi, le secret intime des personnages est indissociablement lié à un secret collectif, et inversement. Celui-ci se confond avec une sorte de fable qui englobe le récit sur plusieurs niveaux de sens. C’est dans La Jeune fille de l’eau qu’on trouve l’expression la plus conceptuelle de ce type de secret : le film est un lent dévoilement de la place qu’occupe chaque personnage de l’hôtel dans la mécanique du récit fantastique pour que l’histoire puisse fonctionner. Cleveland (Paul Giamatti), le concierge du bâtiment, a pour mission de résoudre l’énigme qui permettra à Story, la nymphe, de rentrer chez elle. Pour cela, il doit trouver parmi la multitude de personnages qui peuplent l’hôtel lesquels ont un rôle à jouer dans la fable. Le secret collectif de ce petit monde, celui qui se révèle aux personnages en train d’advenir dans le happening final, serait que n’importe qui peut participer à l’enchantement du monde, et qu’il reste encore mille et une façons de le réinventer. Shyamalan, dont c’est le film le plus optimiste, nous dit que tout est une question de volonté et d’orientation du regard.

Le meilleur exemple du passage d’un secret intime à un secret collectif se trouve dans Le Village. Une communauté décide de vivre à l’écart de la société en se retranchant dans un forêt pour y vivre comme au XIXème siècle. Les fondateurs du village ont tous le même secret intime enfoui, chacun le gardant précieusement dans un coffre scellé : ils ont tous perdu un proche et, pour faire leur deuil, ils ont décidé d’abandonner leurs anciennes vies. Ce qui nous intéresse ici, c’est la façon dont le destin de la communauté repose sur un socle intime dont il est inséparable. Le célèbre twist final du film est vertigineux parce qu’il révèle au spectateur toute la violence du secret qui unit les personnages. Il est possible de donner de multiples interprétations à ce retournement et à la manière dont les fondateurs du village ont voulu en garder le secret – lecture politique, idéologique, psychanalytique, etc. La révélation du secret collectif redéfinit la place des personnages et l’avenir de la communauté.

Cette poétique du dévoilement du rôle de chacun dans le récit autant que dans le monde, est un secret caché que les personnages doivent faire advenir. Il n’est plus alors question uniquement d’eux-mêmes, mais des autres, du couple, de la famille, de la communauté. Dans Phénomène, Elliot (Mark Wahlberg) doit renoncer à sa part d’enfance pour conquérir définitivement Alma (Zooey Deschanel). Leur couple bat de l’aile, elle ne sait pas trop si elle l’aime, tandis que lui ne se pose pas la question. Elliot fait preuve d’une étonnante immaturité (quand il donne cours devant sa classe, par exemple, ou en s’attachant à des objets mielleux comme la bague en plastique reçue dans un paquet de céréales) qui ne plaît pas à Alma. L’apparition du phénomène va briser cette impasse affective en donnant au couple la possibilité de s’inventer autrement. Ce ressort est un classique du genre mais Phénomène, en tissant des secrets non avoués, donne de ce cliché une lecture particulière.

Dans Incassable cette fois, le happening final, où se trouve marquée l’opposition entre le Bien (David – Bruce Willis) et le Mal (Elijah – Samuel L. Jackson), débouche là aussi sur la révélation d’un secret collectif : en plus d’assigner à David et Elijah une place au cœur d’une fable métaphysique complexe, il définit la destinée des deux personnages par rapport à une histoire qui semble soudainement les dépasser et résonner étrangement sur l’actualité la plus brute : attentats, accidents prémédités,… Les secrets collectifs dans les films de Shyamalan parlent de l’état du monde et de nos croyances, quand ils ne traitent pas de la famille ou du couple. Ils opèrent en toile de fond, comme autant d’échos lointains, sans vraiment se matérialiser concrètement par un effet de scénario ou des lignes de dialogues. Ce sont des flux diffus qui circulent à différent degrés de la perception du film.

Troisième type de secret : le secret omniscient

Les secrets enfouis qui composent chaque film se répartissent sur plusieurs degrés de la narration. Ils se situent tantôt à un niveau concernant le vécu et la place des personnages, comme nous venons de le voir, et parfois ils peuvent aussi apparaître à un niveau méta-diégétique plus complexe. C’est ici que les codes du cinéma de genre (horreur, fantastique,…) auxquels recourt souvent Shyamalan prennent toute leur importance. Cet aspect n’est pas du tout superficiel, comme un bel emballage qui servirait à faire vendre. Il permet au contraire de reconfigurer mentalement un ou plusieurs secrets enfouis pour produire des happenings d’une autre nature. Ce troisième type de secret est certainement le plus riche et le plus complexe à comprendre car il peut aussi se construire à partir d’un point de vue omniscient ouvrant sur des possibles métaphysiques.

Dans The Visit, nous apprenons que la mère des deux enfants a quitté le foyer familial à 19 ans à la suite d’une grave dispute. Ils ne se sont plus parlés depuis et n’ont jamais su se pardonner. Le film reste flou quant à l’ampleur réelle de la dispute. Ce sera d’ailleurs un des leitmotivs du documentaire que tourne Becca, qui questionne à deux reprises la fausse grand-mère pour savoir ce qu’il s’est réellement passé. Cet événement est un autre secret que Shyamalan fait circuler dans le film. À la différence que ce n’est pas la mère qui va affronter et délier le secret, mais la narration elle-même, ou plus précisément le narrateur omniscient qui va le reconfigurer d’une manière surprenante. En substituant aux vrais grands-parents des fous échappés d’un asile du coin, Shyamalan élève le problème de la rupture familiale à un niveau métadiégétique. Le suspense et l’étrangeté du comportement des deux malades mentaux font indirectement référence à ce qu’aurait pu être l’état, bien entendu moins pathologique, des véritables grands-parents qui n’ont jamais su se réconcilier avec leur fille. Les moments d’errance des deux fous, lorsqu’ils font des choses mécaniquement et de manière tout à fait absurdes, renvoie à l’existence des véritables grands-parents dont le film ne parle jamais. Étaient-ils eux aussi dépressifs ou mélancoliques, et donc pas si différents, par moment, des imposteurs ? C’est là un secret enfoui que The Visit appelle entre les images, par une voie étrangement métaphorique, et sans jamais le nommer. Le film parle indirectement du véritable deuil d’un couple qui n’a jamais pu retrouver sa fille.

Dans un autre registre, une fois sa supercherie révélée, The Village résonne avec un hors champs plus lisible : celui de la tendance que peut avoir une société à se refermer sur elle-même en s’inventant un imaginaire peuplé de leurres. Cette parabole pourrait être une charge contre la politique sécuritaire post-11 septembre. Quoi qu’il en soit – les interprétations sont nombreuses, la révélation vertigineuse de la manipulation est d’ordre omniscient. Shyamalan produit un puissant happening qui met en perspective l’ensemble du film. Les techniques pour créer du suspense et du fantastique sont mises à nu et renvoyées à leur propres ficelles. Elles finissent par parler d’elle-même sur l’état du monde et du vivre ensemble, mais aussi d’un point de vue beaucoup plus intime. Shyamalan ramène ici le fantastique à sa pure facticité pour mieux faire émerger le grand secret latent du film : le mensonge nécessaire dont a besoin une personne ou une communauté pour continuer à exister. A nouveau, l’ampleur de ce secret est immense. Il invite à démasquer les monstres empaillés qui jalonnent nos quotidiens. Ceux qui nous permettent de tenir bien que nous sachions qu’ils sont juste là pour nous éviter de regarder ce qu’il y a au-delà des limites. The Village contextualise cette topologie complexe en isolant un village factice au milieu d’un simulacre de forêt dont le dépassement des limites, et la révélation qui l’accompagne, signifierait l’effondrement du tout.

Ce qui frappe avec ce type de secret, ce n’est pas que la petite histoire rejoint la grande, comme dans tous ces films-miroirs où les actes des personnages témoignent des bouleversements de l’Histoire et de la société (l’adjectif « contemporain » est souvent utilisé à ce sujet) ; mais comment la grande histoire, celle d’une communauté restreinte ou de l’humanité entière, dépend des aléas de ce qui se joue dans la petite histoire. Les personnages ont une mainmise sur les événements sans le savoir, ils peuvent faire tout basculer sans s’en rendre compte. Shyamalan pense le devenir comme une suite d’incidents contingents. En ce sens, il s’impose comme un cinéaste fondamentalement anhistorique, qui refuse la relation simpliste entre l’individu et l’Histoire. Dans Incassable, David n’a jamais conscience que son existence détermine les agissements terroristes d’Elijah. Il met du temps à comprendre qu’il possède un pouvoir surhumain qui lui assigne une place dans un échiquier invisible pour lui autant que pour le spectateur. La fin omnisciente d’Incassable demeure énigmatique. Comment en comprendre la révélation ? Pourquoi nous la cacher jusqu’aux dernières minutes ? Que dit-elle sur le manichéisme latent de nos sociétés ?

Pour ne pas conclure

Il ne faudrait donc pas réduire le cinéma de Shyamalan à de la psychologie de bas étage. Tous ses films se structurent à partir de trois types de secrets qui sont moins des effets de scénarios psychologisants que des images dans le tapis, des motifs impalpables. C’est un cinéma de la boîte de Pandore, fondamentalement travaillé par un questionnement métaphysique sur le quotidien, et qui place en son centre le hasard et la contingence comme les lois de l’existence. Tous ses films, d’une manière ou d’une autre, vont faire advenir quelque chose à partir de leurs happenings. Néanmoins, ils se gardent bien de donner toutes les clés de lecture, conservant ainsi leur part de mystère et d’affects irréductibles. Ce sont ces moments-là, ces lignes de fuite qui se perdent dans l’infini, ces possibles éternellement ouverts, ces instants passagers indicibles semblant contenir toutes les forces et les raisons d’être des choses, qui rendent son cinéma si important et inépuisable.

Poursuivre l’étude de la filmographie de Shyamalan

Thibaut Grégoire, « Split : Le Pacte de Croyance de M. Night Shyamalan », Le Rayon Vert, 6 mai 2017.

Guillaume Richard

Co-fondateur et rédacteur du Rayon Vert.


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Pour citer cet article : Guillaume Richard, « « Advenir » ou les secrets enfouis du cinéma de M. Night Shyamalan », dans Le Rayon Vert [En ligne], publié le 24 février 2016, imprimé le 16 December 2018, URL : https://www.rayonvertcinema.org/analyse-shyamalan/.