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Sofia Coppola : La mélancolie en partage

La mélancolie est peut-être la grande thématique du cinéma de Sofia Coppola. En effet, « quand le mélancolique est souvent présenté comme un personnage solitaire, une monade, un individu seul face au monde/face à son monde, chez Sofia Coppola, la mélancolie est en partage : elle était familiale dans Virgin Suicides comme nationale : les sœurs Lisbon étaient collectivement frappées de cette mélancolie comme un pays, les États-Unis, gagnés par effet de contagion par cette humeur noire, un pays qui, en raison de sa toute-puissance, se trouvait alors dans un rapport de solitude face au monde ». Dans Lost In translation, la mélancolie n’est pas que celle de Bob ou Charlotte pris individuellement, elle est d’abord et avant tout celle formée par leur couple. Cela vaut aussi pour Somewhere et, dans une certaine mesure, Priscilla : une mélancolie toujours en partage.

6 textes1 h 39 de lecture

Les textes

  1. Virgin Suicides, 2000

    Soleil noir de la mélancolie ?

    Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. On était aux États-Unis, plein focus sur sa middle-class, au milieu des années 70. L’Amérique rayonnait, jusqu’à ce qu’elle fasse sa crise d’adolescence, lorsque cinq sœurs, les Virgin Suicides filmées par Sofia Coppola, théorie des dominos oblige, tombent les…par David Fonseca14 min
    14 min
  2. Lost in Translation, 2004

    Orange mélancolique

    Le deuxième long-métrage de Sofia Coppola, Lost in Translation (2004), à travers la rencontre d’un quinquagénaire fatigué de sa vie comme de son mariage, acteur sur la fin, Bob (Bill Murray), avec une à peine ex-étudiante et jeune mariée désillusionnée, Charlotte (Scarlett Johansson), dans un hôtel au Japon, interroge…par David Fonseca24 min
    24 min
  3. Somewhere, 2011

    Une oasis au-dessus du désert

    Somewhere de Sofia Coppola montre comment un apprivoisement a fonctionné et est dépassé. Cleo vient combler l'absence de repères dans la vie de son père Johnny, ainsi que les interstices entre les corps et les silences. Ensemble, ils construisent une oasis sur le désert, en attendant la pyramide.par Guillaume Richard8 min
    8 min
  4. Les Proies, 2017

    L’homme amoindri et la menace sexuelle chez Sofia Coppola

    La figure de l’homme alité et amoindri, à nouveau présente dans « Les Proies », traverse la filmographie de Sofia Coppola : qu’il s’agisse du Bill Murray presque végétatif de « Lost in Translation » ou encore du Jason Schwartzman sexuellement inoffensif de « Marie-Antoinette ». Analyse d'un motif récurrent.par Thibaut Grégoire5 min
    5 min
  5. On The Rocks, 2020

    True lies, false life

    Dans son dernier film, On the Rocks (2020), Sofia Coppola, à travers la crise existentielle que traversent un père et sa fille, semble reprendre et corriger Lost in translation en un procès qui tourne mal, et pour ses personnages et, peut-être aussi et surtout, pour son film comme son cinéma.par David Fonseca18 min
    18 min
  6. Priscilla, 2024

    Biopolitique de la jeune fille en fleur

    On pensait la logique capitaliste de réification des individus avoir atteint son point marchand avec Barbie en 2023, dont How To Have Sex de Molly Manning Walker aurait été faussement le pendant débrido-peinturlureur quand il était thatchero-conservateur. C'était compter sans Priscilla, de Sofia Coppola, en ce début…par David Fonseca30 min
    30 min

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