« Stars at Noon » de Claire Denis : Des rêves à midi
Stars at Noon, le dernier film mal-aimé de Claire Denis, pourtant reparti avec le Grand Prix à Cannes, est un tour de force, une affirmation que le rêve n’est pas encore mort. Si la main du ...
« On aime le cinéma de Claire Denis parce qu’il était immunisé contre l’hystérie. Et son immunité était la nôtre, notre protection face aux déluges d’une hystérisation des rapport sociaux à l’heure, critique, des viralités démultipliées, médiatiques et zoonotiques. Non pas que les personnages de Claire Denis soient dépourvus d’hystérie, plus souvent les hommes que les femmes d’ailleurs, le frère de Nénette et Boni (1996), l’ancien légionnaire de Beau travail (1999), mais les films, eux, ne l’étaient jamais. Le peau des choses et la chair du monde invitaient à l’écumeuse dissémination, douce et taiseuse, des plans comme autant de fragments caressés, des touches à distance, mutiques et elliptiques, dont la sensualité garantissait l’impénétrabilité des êtres et l’opacité de leur désir. » Saad Chakali & Alexia Roux
4 textes27 minutes de lecture
35 Rhums, 2009
High Life, 2018
Avec amour et acharnement, 2022
Stars at Noon, 2023Stars at Noon, le dernier film mal-aimé de Claire Denis, pourtant reparti avec le Grand Prix à Cannes, est un tour de force, une affirmation que le rêve n’est pas encore mort. Si la main du ...