Marty Supreme ne provoque rien. Il évangélise. Distribue ses balles comme des pains, gagné au conformise et au monumentalisme de la fresque typico-scorseso-hollywoodienne. Il devait être l’affirmation d’un cinéma radical, viscéral, fidèle à l’énergie brute que l’on associe au nom Safdie. Il apparaît au contraire comme le symptôme d’un affadissement stratégique – celui d’A24 elle-même – et, plus troublant encore, comme une révélation involontaire sur la dynamique des frères Safdie.
