« Benedetta » de Paul Verhoeven : Entre cloaque et comète
La jouissance des mystiques est certaine comme est certain qu’elles et ils n’en savent rien. La raison dans l’Histoire est une fable qui ne marche qu’après coup en re...
Si Paul Verhoeven a rapidement gagné sa réputation de cinéaste de la violence, jusqu’à être affublé du surnom un brin ridicule de « Hollandais violent », ce n’est peut-être pas tant à cause de son appétence pour les scènes paroxysmiques et éprouvantes, que, plus fondamentalement, en raison de l’obsession qui le travaille de film en film : mettre en scène la vie même, dans tout le bruit et la fureur qui la traversent. Mais cette ambition ne serait pas des plus originales s’il ne l’associait étroitement à une éthique du regard dont l’exigence fait elle-même violence au médium cinématographique.
4 textes1 h 10 de lecture
Spetters, 1980
Elle, 2016
Benedetta, 2021Autour de l’œuvre
La jouissance des mystiques est certaine comme est certain qu’elles et ils n’en savent rien. La raison dans l’Histoire est une fable qui ne marche qu’après coup en re...