Logo du Rayon Vert Revue de cinéma en ligne

Elhora Fonseca-Tezkratt

Lycéenne, je vis le cinéma comme une énigme et l'écriture comme une manière de la prolonger. J'aime les films qui nous laissent leurs questions en héritage, ceux qui ménagent une place au silence pour mieux nous regarder.
Les deux ados Eric Deulen et Alicia Miles dans Elephant
Rayon vert

« Elephant » de Gus Van Sant : Les oiseaux ne se cachent plus pour mourir

17 avril 2026
Dans Elephant, Gus Van Sant continue une réflexion débutée dans Gerry, aboutie dans Last Days. Le film repose sur des thèmes qui sont communs aux deux autres, tels que la solitude, l'absurdité de l'existence, et une approche cinématographique qui cherche à capturer des moments de crise intérieure sans explication facile.
Pierre Niney en gourou populiste dans "Gourou" de Yann Gozlan
Critique

« Gourou » de Yann Gozlan : Symptôme du cinéma populiste

8 mars 2026
Avec son dernier film – Gourou –, Yann Gozlan réalise un film aussi populiste que le populisme qu’il prétend dénoncer : un cinéma qui s’agite beaucoup, pense peu, et confond le vertige du montage avec la profondeur du propos. Un vrai film de gourou.
Donnie Darko et le lapin au cinéma dans le film de Richard Kelly
Rayon vert

« Donnie Darko » de Richard Kelly : L’Amérique sous camisole

2 mars 2026
L’ouverture de Donnie Darko ne sert pas à lancer le récit, mais à en sceller d’emblée le destin. Donnie Darko appartient à cette catégorie rare de films : tout y est déjà joué avant même que l’intrigue ne commence réellement. La catastrophe n’y est jamais un horizon à atteindre, mais une donnée initiale, un état du monde. Le film de Richard Kelly ne raconte pas la chute d’un ordre, il se déroule dans les ruines d’un ordre déjà effondré. Ce que les premiers instants du film annoncent avec une précision clinique, l’ensemble du film ne fera que le déplier, le répéter, le faire tourner sur lui-même, comme pris dans une boucle temporelle dont nul ne peut sortir indemne.